{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2012-21_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2012_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2012_21", "Checksum": "2dfa7cc7b51bfd51c1360da169b16821"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2012 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2012 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Condamnation en première instance de trois prévenus à une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour, notamment, brigandage qualifié. Sur appel, confirmation par la Cour pénale. | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:47:39", "Checksum": "0c0c2e8ad52cb1255e13c4ef0be134d5", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2012 21\nRegeste:\nCondamnation en première instance de trois prévenus à une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour, notamment, brigandage qualifié. Sur appel, confirmation par la Cour pénale. | appels\n\n De plus, le trajet parcouru le 15 février 2011, hormis le temps de pause de deux\nminutes à la rue Z.1, ne laisse entrevoir aucune hésitation, ni demi-tour, comme cela\naurait pu être le fait d'un conducteur qui circule pour la première fois dans une ville\ninconnue. Le trajet parcouru laisse au contraire clairement penser que le conducteur\nsavait précisément par où passer pour atteindre sa destination finale. Une telle\nmaîtrise du parcours ne peut résulter que d'une reconnaissance préalable de la vieille\nville de Porrentruy.\n25\n\n4.3.4 Les déclarations des co-prévenus permettent également d'affirmer que C. a repéré\nles lieux la veille du brigandage.\n\nK. affirme qu'ils étaient quatre pour procéder au repérage la veille des faits (D.4.3).\nLors de son interpellation, à la question de savoir si lors du repérage les prévenus\nsont entrés dans la bijouterie, B. répond spontanément qu'aucun des quatre n'est\nentré à l'intérieur. Il se ravise toutefois ensuite disant qu'il n'est pas sûr que C. était\navec eux et pense qu'ils devaient être trois (D.1.3). Il alléguera par la suite que C.\nn'était pas présent lors du repérage (D.1.5). Interrogé sur l'itinéraire parcouru depuis\nBelgrade, A. répond qu'ils sont venus à Porrentruy le 14, sont retournés à Sochaux,\npuis revenus le 15 (D.2.4). C'est seulement lors de l'audience devant le Tribunal de\npremière instance qu'il exclut la présence de C. à l'occasion de la reconnaissance du\n14 février (D.2.6).\n\nLes déclarations de K., ainsi que les premières déclarations des co-prévenus, plus\nspontanées et dignes de foi, confirment ainsi également la présence de C. la veille\ndes faits.\n\n4.3.5 Finalement, il ressort du dossier que les autres prévenus savaient pertinemment où\nC. les attendait. En effet, comme déjà précisé, ce dernier les a déposés à la rue Z.3,\nsoit à l'ouest de la bijouterie, puis les a attendus devant le magasin d'optique H., à la\nrue Z.1, soit à l'est de la bijouterie. Il ressort de la vidéosurveillance et des éléments\nau dossier, notamment les déclarations de D. que les prévenus, à leur sortie, se\ndirigent immédiatement à l'est de la bijouterie, sans hésitation. Il s'ensuit que cet\nemplacement avait forcément dû être discuté d'entente entre les prévenus,\nnotamment à l'occasion du repérage la veille des lieux.\n\n4.4 C. affirme en outre qu'il ignorait que K., A. et B. avaient l'intention de braquer une\nbijouterie. Il pensait uniquement \"aller se promener\".\n\n4.4.1 Il ressort toutefois des faits établis ci-dessus (consid. 4.3), que C. est déjà venu la\nveille des faits à Porrentruy, afin de repérer les lieux. Si l'on peut concevoir que les\nprévenus aient eu l'envie, depuis Paris, de se rendre en Suisse pour visiter la ville de\nPorrentruy, on ne comprend toutefois pas qu'une telle visite s'effectue en 10 minutes\nà peine sans descendre du véhicule le 14 février 2011 et que les prévenus reviennent\nle lendemain pour visiter une nouvelle fois la ville de Porrentruy.\n\n4.4.2 Le fait que les autres protagonistes n'aient pas mis leur chauffeur au courant de leur\nintention apparaît en outre difficilement crédible au vu des risques qu'ils pouvaient\nencourir. Il est en effet inimaginable qu'ils aient pris le risque que C. décide, pour une\nraison ou pour une autre de parquer le véhicule plus loin, de descendre du véhicule\npour regarder une vitrine ou pour se rendre dans un café ou encore toute autre raison.\nIl est rappelé que selon C., les autres prévenus allaient se promener, de sorte qu'il\navait lui-même tout loisir, en les attendant, de vaquer à d'autres occupations.\n26\n\n4.4.3 Les explications du prévenu quant au motif de sa présence le jour des faits sont pour\nle moins farfelues et varient au fil des auditions. Il explique dans un premier temps\navoir accepté d'amener K. en Suisse car il s'ennuyait. Arrivés à Porrentruy, K. lui a\ndemandé de les attendre au coin d'une rue afin d'éviter de payer le parcage (D.3.1).\nPuis il allègue être resté dans le véhicule, faute d'envie de se promener (D.3.2). Il\nrépète qu'il ne voulait pas venir en Suisse, mais a cédé, car il ne souhaitait pas rester\nseul. K. lui aurait proposé de rester en France et d'utiliser son véhicule, mais il a\nrefusé car ce dernier portait les plaques françaises (D.3.2 ; D.3.5). Il parait étonnant\nque les prévenus aient insisté pour utiliser le véhicule de C. plutôt celui de K. et que\nle prévenu n'ait pas cherché à comprendre pour quels motifs ses comparses tenaient\ntant à utiliser son véhicule pour se rendre en Suisse.\n\nPour le reste, il y a lieu de relever que les déclarations du prévenu relatives à leur\nséjour à Paris, notamment l'endroit où ils ont été logés, et les circonstances dans\nlesquelles ils ont fait la connaissance de K. sont très fluctuantes et peu cohérentes.\nElles sont d'ailleurs en contradiction avec les deux SMS reçus sur le téléphone de A.\nqui indiquent tant le domicile de K. qu'un numéro où le joindre (consid. F.7). Il est\négalement relevé que le numéro de téléphone de C. était enregistré dans celui de K.\n(H.10.6 ; H.10.146).\n\n"}