{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2012-21_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2012_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2012_21", "Checksum": "2dfa7cc7b51bfd51c1360da169b16821"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2012 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2012 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Condamnation en première instance de trois prévenus à une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour, notamment, brigandage qualifié. 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Il s'est\nimmédiatement dirigé vers l'arrière-boutique où il a menacé D. et sa fille, F., avec son\npistolet d'alarme. D. ayant tenté de résister, K. l'a repoussé contre un meuble en le\nmenaçant avec son arme. Il l'a ensuite contraint à se mettre à genoux et lui a attaché\nles mains dans le dos à l'aide d'attaches en plastique. Il en a fait de même avec F.\nPendant ce temps, D. a pu s'enfuir par la porte de derrière et alerter la police. K. s'en\nest aperçu quelques secondes plus tard et a tenté de partir à sa recherche, suivi de\nF., qui lui avait indiqué, après avoir été menacée par le pistolet d'alarme, que son\npère était à l'étage. Parvenue à l'appartement des grands-parents, F. a pu se réfugier\nsous une table de la cuisine et s'y cacher. K., après avoir fait un rapide tour de\nl'appartement et s'être retrouvé face à I. et J., est redescendu à la bijouterie. Il a\nencore pris quelques bijoux dans le coffre de l'arrière-boutique, puis est retourné au\nmagasin. A. et B., étaient entrés quelques secondes après K. dans la bijouterie. Ils\nont cassé plusieurs vitrines à l'aide d'un marteau et mis plusieurs montres et bijoux\ndans des sacs noirs. Une fois leur compère revenu de l'arrière-boutique, ils l'ont suivi\nvers la sortie. Avant de quitter les lieux, ils ont tous deux pris en main leur spray Gel\nPro. K. a dû tirer la porte qui était bloquée par l'agent T.1. Il a également montré son\narme afin d'intimider celui-ci. Une fois le passage libéré, les trois prévenus sont\nmontés dans la Citroën C4 qui les attendait quelques mètres plus loin. S'en est suivie\nune course-poursuite dont il est inutile de décrire ici le déroulement.\n24\n\n4.3 Est en revanche contesté la participation de C. au repérage des lieux la veille des\nfaits, soit le 14 février 2011.\n\nLes déclarations du prévenu ne convainquent pas la Cour pour les motifs suivants.\n\n4.3.1 C. a répété de façon constante que le 15 février 2011, il s'est rendu pour la première\nfois à Porrentruy, guidé par K. et qu'il a déposé les autres prévenus qui souhaitaient\nse promener. Le 14 février 2011, il est resté à l'hôtel pour se reposer. Le 15 février\n2011, il précise, dans ses premières déclarations, qu'il a attendu ses compères dans\nla voiture, sans bouger, le moteur éteint (D.3.1). Réentendu, il précise qu'après les\navoir déposés, il a parqué le véhicule, dans une rue en pente, l'avant dirigé vers le\nbas de la rue (D.3.2). Il répète aux débats de première instance qu'il n'a déplacé le\nvéhicule que de quelques mètres (D.3.5).\n\n4.3.2 Les faits tels qu'ils résultent du dossier et plus particulièrement de l'analyse des\ndonnées GPS du véhicule Citroën C4 permettent toutefois clairement d'infirmer les\ndéclarations du prévenu. En effet, il découle d'une part des déclarations concordantes\ndes autres prévenus lors des débats de première instance que C. les a déposés au\nbas de la rue Z.3 (D.1.5 ; D.2.6), ce qui correspond à la localisation du véhicule à\n10:00:56 selon l'heure indiquée par le GPS (H.6.21). Il ressort des données de\nlocalisation que le véhicule Citroën a ensuite effectué un tour dans la vieille ville de\nPorrentruy durant environ 4 minutes, en redescendant jusqu'à la rue Z.6, puis en\nremontant la vieille ville jusqu'au haut de la rue Z.7, pour redescendre à la rue Z.1, à\n10:04:08, où il est resté stationné deux minutes, avant de repartir en direction de\nBure. L'itinéraire, tel que décrit, outrepasse largement le déplacement de quelques\nmètres que le prévenu allègue avoir parcouru pour aller se parquer. Les déclarations\ndu prévenu ne sont dès lors pas crédibles pour ce motif déjà.\n\n4.3.3 A cela s'ajoute le fait que le trajet parcouru permet d'affirmer que le prévenu\nconnaissait d'ores et déjà les lieux.\n\nEn effet, il ressort des données GPS que le véhicule Citroën s'est déjà déplacé en\nvieille ville de Porrentruy la veille des faits. Si le trajet parcouru n'est pas identique, le\npérimètre visité et les rues traversées le sont. Le temps d'attente marqué au\ncroisement de la rue Z.2 et de la rue Z.1, comme le jour du braquage, est également\nrévélateur. Tout laisse ainsi penser que le conducteur du 15 février 2011 est identique\nà celui du 14 février.\n\n"}