{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2012-21_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2012_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2012_21", "Checksum": "2dfa7cc7b51bfd51c1360da169b16821"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2012 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2012 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Condamnation en première instance de trois prévenus à une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour, notamment, brigandage qualifié. 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Il a commis\nun nouveau brigandage dans une bijouterie en Autriche pour lequel il a été condamné\net a purgé sa peine en France. Il est sorti de prison en 2010 et peu de temps après,\nson usurier est revenu à charge. Afin de solder sa dette, il lui a parlé de Porrentruy. Il\nlui a expliqué qu'il y avait un coup à faire, que \"ça avait déjà été repéré et que ça\npouvait être fait\". L'usurier lui a indiqué qu'il ne serait pas seul et qu'il y aurait\négalement d'autres personnes qui lui devaient aussi de l'argent. Deux des autres\nprévenus devaient de l'argent au même usurier. Ce dernier les a mis en contact par\ntéléphone et ils se sont rencontrés. Ils savaient qu'ils devaient payer leur dette et se\nsont mis d'accord pour effectuer ce travail ensemble et venir en Suisse. A Paris, ils\nont décidé de venir en Suisse avec deux véhicules afin d'avoir suffisamment de place.\nK. a loué une FIAT DOBLO à Paris le jour du départ pour Montbéliard. Il a inscrit le\ntrajet sur un papier, étant le seul à parler français et à comprendre les cartes routières.\nIls étaient deux dans chaque véhicule. Arrivés à Montbéliard, ils ont passé deux nuits\nà l'hôtel F1. Le lendemain de leur arrivée, ils ont effectué le repérage à Porrentruy\nvers 17h00-18h00, les quatre, avec un seul véhicule, soit la FIAT s'il se souvient bien,\nafin d'évaluer si les indications données par l'usurier concordaient. Ce dernier avait\ndécrit la boutique, la surface, les marques des bijoux et des montres, le fait qu'il y\navait un bureau au fond, ainsi que l'emplacement de la bijouterie en ville de\nPorrentruy. Lors du repérage, personne n'est entré dans la bijouterie ; ils sont\nuniquement passés devant les vitrines. K. a fait un petit tour du quartier et s'est attardé\ndevant les étalages. Après le repérage, ils sont retournés à l'hôtel et ont discuté du\nrôle de chacun. Etant le seul à parler français, il a été décidé que K. rentrerait le\npremier et ligoterait les employés. Tous savaient qu'il les neutraliserait avec l'arme\nfactice. Il n'a pas exhibé son arme devant les autres, mais il est sûr que deux au moins\nl'ont vue, soit les deux qui sont entrés avec lui dans la bijouterie. Le troisième, il n'est\npas sûr qu'il l'ait vue. Lors des préparations, il a sorti l'arme et l'a mise dans sa poche.\nCe n'était pas un secret. K. confirme ensuite ses premières déclarations quant au\ndéroulement des faits lors du brigandage. Il précise qu'au moment d'entrer dans la\nbijouterie, il possédait un spray à dégoupiller en sus de son arme. Il n'a pas sorti le\nspray de sa poche. Après avoir ligoté D., il a rangé son arme dans la poche. Il ne l'a\npas pointée sur la tempe de F. A son avis, il est difficilement concevable que les trois\nautres prévenus n'aient pas su ce qu'ils venaient faire à Porrentruy. Les plaques\nfrançaises ont été dérobées dans la région de Montbéliard-Sochaux. Les trois autres\nprévenus l'ont déposé, il a volé les plaques seul et ils l'ont récupéré quelques minutes\nplus tard. Il n'a pas indiqué immédiatement où se situait le véhicule FIAT DOBLO car\nil ne savait pas ce que ses comparses avaient laissé à l'intérieur de celui-ci ni s'ils\n17\n\navaient indiqué leur identité. Il était prévu qu'ils reçoivent tous une part identique du\nbutin. K. devait pour sa part reverser la sienne à l'usurier.\n\nE. Plusieurs personnes ont été entendues en qualité de témoin.\n\nE.1 Entendu le 14 juillet 2011 par la police (E.190ss), T.1, capitaine à la police cantonale,\na expliqué que le jour des faits, vers 10h15, il s'est rendu au bancomat de l'ancienne\nbanque N. à côté de la bijouterie G. Il a été interpellé par une personne qui lui a dit :\n\"il vous faut aller voir, ils sont en train de cambrioler la bijouterie\". T.1 s'est rendu sur\nplace et a aperçu des gens en train de casser les présentoirs. Il est allé chercher son\ncollègue et est retourné sur place. Il a vu, depuis l'extérieur, du monde qui \"enfilait\ndes choses dans des sacs\". Il a retenu la porte pour les empêcher de sortir. Un des\nprévenus lui a arraché la porte et l'a menacé avec une arme qu'il tenait dans la main.\nVoyant le pistolet, respectivement le point rouge signifiant que l'arme était prête au\ntir, T.1 a levé les mains pour indiquer qu'il n'était pas armé. L'individu était grand,\nbaraqué et semblait déterminé. Sur le moment, il a pensé que \"c'était fini\". Dans\nl'autre main, le prévenu tenait un spray de couleur blanche, appelé \"spray familial\".\nLe prévenu est parti, suivi des deux autres. Ils ont marché calmement vers une voiture\nstationnée à environ 25 mètres dans la rue devant chez H. La voiture a reculé, puis a\ndescendu en trombe la rue Z.4. T.1 a le souvenir d'un coup de gaz et d'un sifflement.\n\n"}