{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2012-21_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2012_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2012_21", "Checksum": "2dfa7cc7b51bfd51c1360da169b16821"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2012 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2012 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Condamnation en première instance de trois prévenus à une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour, notamment, brigandage qualifié. 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Il a vu les sacs, mais\nn'a pas demandé quelle serait leur utilité. Le moteur était éteint pendant qu'il attendait\nles autres prévenus. Après les avoir déposés, il ne s'est déplacé que de quelques\nmètres (T.235). Contrairement à ses précédentes déclarations, C. précise cette fois\nque tant lui-même que A. et B. ont demandé à ralentir la cadence et à s'arrêter après\ns'être rendus compte qu'ils étaient poursuivis par la police. Ils lui ont également\ndemandé de ne pas forcer les barrières de la voie ferrée. Seul K. insistait pour\naccélérer et enfoncer les barrières (T.233s).\n15\n\nD.4\nD.4.1 K. a refusé de dévoiler son identité lors de sa première audition par la police le\n15 février 2011 par peur que cela nuise à sa famille (E.15). Il ignore le nom de ses\ncomplices et refuse de répondre aux questions les concernant. S'agissant du\ndéroulement des événements, K. précise qu'il est entré dans la bijouterie, a ligoté\navec des serre-câbles le personnel et qu'une des deux personnes qu'il a ligotées a\ndisparu. Il est monté à l'étage pour la retrouver, mais s'est retrouvé face à un couple\nde personnes âgées. Il s'est rendu compte que c'était inutile de poursuivre cette\ndébâcle et est redescendu à la bijouterie. En voulant partir de la bijouterie, il a vu que\ndes policiers regardaient à l'intérieur. En sortant, il a montré l'arme factice qu'il\npossédait, chargée à blanc. Il avait déjà exhibé cette arme auprès des employés de\nla bijouterie. En la voyant, le policier a immédiatement déclaré qu'il n'était pas armé.\nIl s'est ensuite dirigé vers le véhicule où il s'est installé à la place du passager avant.\nS'est ensuivie une course-poursuite avec la police durant laquelle le véhicule des\nprévenus a subi une collision avec un tracteur avant de s'arrêter en plein champs.\nBlessé lors du choc contre le tracteur, K. n'a pas pu aller très loin et a été interpellé à\nenviron 500 mètres du véhicule.\n\nD.4.2 Réentendu quelques heures plus tard par le Ministère public, K. a, à nouveau, refusé\nde fournir son identité et confirmé sa participation au brigandage. Il reconnaît les faits\nqui lui sont imputés, mais refuse de collaborer quant aux faits reprochés aux autres\nprévenus. K. s'est endetté pour plusieurs raisons et certaines personnes, au courant\nde sa situation, l'ont contacté pour commettre ce brigandage à la bijouterie G.. Il a été\nmis en contact avec les autres prévenus à cette fin. A la question de savoir si les\ncommanditaires lui ont fourni l'adresse de la bijouterie, le prévenu répond : \"on peut\ndire ça\". D'autres brigandages n'étaient pas planifiés, K. espérait récupérer assez\nd'objets volés pour éponger sa dette. Il n'était jamais venu auparavant dans cette\npartie de la Suisse, hormis la veille pour repérer les lieux. Il refuse de répondre à la\nquestion de savoir si ses comparses étaient avec lui durant le repérage. Après être\nentré dans la bijouterie, le prévenu s'est dirigé directement au fond de la boutique. Sa\ntâche était de neutraliser le personnel avant que les autres protagonistes n'arrivent.\nLe bijoutier ayant réagi, K. l'a pris au cou, a pointé l'arme contre son flanc et lui a dit\nen anglais de se calmer. Il lui a ensuite demandé de mettre ses mains dans le dos\nqu'il a attachées à l'aide de \"serres-flex\". Il lui a dit de rester près d'une porte, sans\nsavoir que cette dernière donnait sur des escaliers. Il a attaché les mains de la fille,\npuis s'est rendu compte de la disparition du père. Il est monté à l'appartement où il a\nrencontré un couple de personnes âgées. La fille a commencé à crier, K. a rapidement\nfait le tour de l'appartement puis a décidé de redescendre. L'homme âgé a essayé de\nle retenir par le bras, de sorte que K. s'est dégagé en retirant tout simplement son\nbras. Il ne tenait plus l'arme dans sa main ; il l'avait rangée après avoir attaché le\ngérant. Il est descendu, a emporté les montres et colliers qui se trouvaient au bureau,\npuis est sorti de la bijouterie. Ayant remarqué qu'un policier retenait la porte de la\nbijouterie, il a voulu montrer qu'il était armé en tenant son arme en main, pointée vers\nle sol. Celle-ci devait être visible, car le policier a immédiatement déclaré qu'il n'était\npas armé. Il est monté en dernier dans le véhicule ; ils se sont très vite égarés sur un\n16\n\npetit chemin de campagne. Ils sont entrés en collision avec un tracteur. K. est sorti\ndu véhicule et a fui dans les bois. Les plaques de la voiture avaient été volées. Les\nautres plaques étaient dans l'auto.\n\n"}