{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2012-21_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2012_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2012_21", "Checksum": "2dfa7cc7b51bfd51c1360da169b16821"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2012 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2012 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Condamnation en première instance de trois prévenus à une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour, notamment, brigandage qualifié. 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Un ami de Belgrade leur a indiqué qu'ils pouvaient\ntéléphoner à une personne à Paris. Ils appelaient cette personne le \"Monténégrin\".\nC'est ce dernier qui les a logés à Paris et leur a présenté K. Ils sont partis de Belgrade\nle 9 février, sont arrivés à Paris le 10 et repartis pour la Suisse le 13. Ils sont arrivés\ndans les environs de Sochaux le 13 février et sont venus à Porrentruy le 14, puis\nretournés à Sochaux le jour même et revenus le 15 février à Porrentruy. Il ignorait\nqu'ils allaient commettre un brigandage dans une bijouterie et pensaient qu'ils allaient\nseulement voler des vêtements ou autre chose. Ils se sont répartis les rôles en partant\nde Paris ; ils ont parlé de l'organisation. A son avis, les marteaux étaient déjà dans la\nvoiture à Paris. A la question de savoir s'il était notamment prévu que K. entre le\npremier, que A. et B. entrent à la suite et que C. attende dans la voiture, A. répond\nque cela est certainement le cas, mais qu'il préfère ne parler que de son propre rôle.\nIl savait qu'il devait entrer dans le magasin et faire ce qu'il a fait. Il est possible qu'il\nait pris un spray au poivre pour entrer dans la bijouterie. Il n'a pas vu que les plaques\ndu véhicule avaient été changées. Il ignore qui a volé et changé ces plaques. Il ne se\nsouvient plus de l'adresse de leur logement à Paris, cela devait être un hôtel qu'ils\nont trouvé le jour de leur arrivée. Il est possible que ce soit K. qui leur ait procuré un\nlogement, mais il n'est pas au courant.\n\nD.2.5 Entendu le 13 septembre 2011 (E.216), A. a confirmé être le propriétaire du natel\nNokia 1208 et 1661. Il est toutefois possible que les trois autres prévenus aient utilisé\nson natel. Il se prononce sur les messages reçus de sa copine, dont le numéro est le\nL.1. Le 14 dont il est fait mention dans un message est la date de son anniversaire. Il\nne se rappelle pas du message comportant l'adresse de K. et ne connaît pas son\nexpéditeur. Il en va de même du message dans lequel on demande de téléphoner à\nun certain numéro une fois arrivé à l'adresse précédemment indiquée. La mention\n\"frère\" au début du message correspond à une coutume en Serbie. Il ne peut\négalement se prononcer sur les autres messages reçus sur ce portable. Il répète qu'ils\nont visité Paris au début de leur séjour et que c'est seulement le dernier jour qu'ils ont\n12\n\ndiscuté de venir quelque part, sans préciser où, pour commettre un brigandage. Ils\nignoraient dans quelle ville en Suisse ils allaient se rendre. Il ignorait que K. porterait\nune arme. Il a appris cet élément uniquement durant son audition.\n\nD.2.6 Lors des débats devant le Tribunal pénal le 20 février 2012 (T.225ss), A. a confirmé\nqu'ils étaient uniquement trois à se rendre à Porrentruy la veille du brigandage ; C.\nn'était pas présent. Ils sont venus sans but précis, éventuellement dans l'idée de\ncommettre un vol si l'occasion se présentait. Ils ont eu cette idée à Paris, mais le nom\nde Porrentruy n'a jamais été évoqué. Il est vrai toutefois que durant le brigandage il\nétait déterminé. Il portait un spray avec lui, par hasard. Il ignorait que K. portait une\narme, mais savait qu'il avait un spray. Lors des discussions, ils avaient dit à K. qu'ils\nne voulaient pas d'arme, ni de violence. Il n'a jamais pensé utiliser le spray qu'il\npossédait ni attaquer quelqu'un, il pensait uniquement commettre un vol. Il avait ce\nspray pour faire peur aux gens, au cas où quelqu'un les attaquerait (T.233). Après\navoir visionné les films des caméras de surveillance de la bijouterie, A. a présenté\nses excuses aux victimes (T.231). C. a déposé les prévenus au bas de la rue Z.3 et\nles a repris devant chez H., à la rue Z.2.\n\n"}