{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2012-21_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2012_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2012_21", "Checksum": "2dfa7cc7b51bfd51c1360da169b16821"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2012 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2012 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Condamnation en première instance de trois prévenus à une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour, notamment, brigandage qualifié. 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Depuis les faits, D. et les\nemployés de la bijouterie sont plus crispés qu'avant lorsqu'ils voient entrer des gens\nqu'ils ne connaissent pas dans le magasin. Un nouveau système d'ouverture des\nportes a été installé. Pour sa part, âgé de 50 ans, il arrive à gérer les évènements. En\nrevanche, pour sa fille cela n'est pas facile. Le montant définitif de son dommage est\nde CHF 47'885.05, ce qui comprend la remise en état de la marchandise, la valeur\ndes pièces qui n'ont pas été retrouvées et la remise en état du magasin. Il a en outre\ndû renégocier le contrat d'assurance, avec une augmentation de prime et de\nfranchise.\n\nC.2.3 Lors de l'audience du 20 février devant le Tribunal pénal (T.221ss), D. a confirmé ses\nprécédentes déclarations. Les jours qui ont suivi le brigandage étaient difficiles. Il\nressent une certaine crainte lorsqu'une personne de présentation un peu particulière\nentre dans le magasin. Avec le nouveau système de sécurité, il lui est arrivé à une\nreprise de refuser d'ouvrir à une personne suspecte. Il pense toutefois qu'il est\nutopique de penser qu'il est en sécurité. Dernièrement, une vitre cassée lui a donné\nconfirmation de son sentiment. Il estime le tort moral subi à CHF 5'000.-. Il précise\nque les prévenus sont arrivés du côté gauche du magasin, mais sont repartis du côté\ndroit. A son avis, C. a déposé ses comparses puis a fait le tour du quartier pour les\nréceptionner à la sortie du magasin (T.234).\n\nC.3.1 F. a porté plainte pour brigandage, séquestration et enlèvement et menaces le\n15 février 2011 (E.72). Elle s'est constituée partie plaignante, mais a renoncé à\nintervenir sur le plan pénal et a indiqué qu'elle se réservait d'intervenir ultérieurement\ndevant le juge pénal pour réclamer réparation de son dommage (E.73).\n\nLors de son audition par la police (E.67ss), F. a indiqué être arrivée à la bijouterie\nvers 8h30 le matin des faits. Elle effectuait des travaux à l'arrière-boutique lorsqu'elle\na entendu la porte sonner et a aperçu quelqu'un se diriger vers l'arrière-magasin. En\nvoulant se lever, elle s'est retournée et a vu à ce moment-là le prévenu qui tenait un\npistolet dans sa main droite contre le bras. Elle a dans un premier temps cru que\nc'était un \"gag\", car elle pensait que c'était du plastique. Puis son père a réagi en\nvoulant pousser le prévenu, lequel, a pris son père par la gorge en le tenant contre\nun meuble tout en tenant encore son arme dans sa main droite. Le prévenu, en\nanglais, leur a demandé de se mettre à genoux et de lui indiquer où se trouvait le\ndisque dur de la caméra. Une fois à genoux, F. a vu sur l'écran de la caméra que\ndeux individus cassaient les vitrines du comptoir avec un marteau. Le prévenu a\nensuite ligoté son père avec des attaches en plastique, puis en a fait de même avec\nelle. Son père a pu s'enfuir par derrière, mais le prévenu ne s'en est pas rendu compte\nimmédiatement. Il a demandé à F. où son père était allé en lui mettant le pistolet sur\nsa tempe droite. Elle lui a répondu : \"up, up\", sachant toutefois que son père était parti\nà la police. Il l'a attrapée par le bras et l'a entraînée en haut. Son grand-père était sur\n7\n\nla porte de son appartement et a demandé ce qu'il se passait. F. lui a dit qu'ils se\nfaisaient cambrioler et qu'il fallait appeler la police. Puis, elle a couru se cacher sous\nle banc de la cuisine. Le prévenu est venu dans la cuisine, mais ne l'a pas trouvée.\nElle n'a pas vu ce qui s'est passé par la suite, car elle est restée cachée. Elle sait\ncependant que le prévenu a bousculé son grand-père. Elle est finalement montée à\nl'étage avec sa grand-mère pour s'enfermer dans une chambre et appeler la police.\nDans la panique, elle n'a pas pu composer le numéro et a appelé l'épouse de son\npère.\n\n"}