{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2012-21_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2012_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7390c2eaa0d220f11a331126cb1e8a35532ab0f579ffc9cdbe4d05828bd6ca623790cf67aacf69f6aa44bb096a0dcdde53&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2012_21", "Checksum": "2dfa7cc7b51bfd51c1360da169b16821"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2012 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2012 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Condamnation en première instance de trois prévenus à une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour, notamment, brigandage qualifié. 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Confirmer le jugement rendu le 22 février 2012 par le Tribunal pénal de première\ninstance dans la mesure où il :\n reconnaît A., B., et C. coupables de brigandages qualifiés au sens de l'art. 140\nch. 1 et 3 CP et de dommages à la propriété au sens de l'art. 144 al. 1 et 3 CP,\ninfractions commises à Porrentruy, rue Z.1, à la bijouterie G., au préjudice de\nE. et F., le 15 février 2011 et qu'il reconnaît C. coupable de dommages à la\npropriété au préjudice de E. et d'infraction à la LCR au passage à niveau dans\nle village de Buix, infractions commises à Buix, le 15 février 2011 ;\n ordonne le maintien en détention des prévenus ;\n ordonne la confiscation au profit de l'Etat, en garantie partielle des frais de\nprocédure, de l'argent déposé en consignation sur les comptes BCJ n°….\n2. En modification du jugement du 22 février 2012, condamner :\n les prévenus à une peine de 4 ans et demi, sous déduction de la durée de la\ndétention préventive et pour motifs de sûreté ;\n aux frais judiciaires.\nLe Ministère public a confirmé ses conclusions lors de l'audience du 14 septembre\n2012 devant la Cour pénale.\n5\n\nC. Les faits essentiels tels qu'ils ressortent de l'instruction, du dossier et des débats\npeuvent être résumés comme suit.\n\nC.1 Il ressort du rapport de dénonciation de la police cantonale du 24 février 2011 qu'un\nbrigandage a été perpétré à la bijouterie G. le mardi 15 février 2011 vers 10h00\n(A.1.2ss). En résumé, trois individus ont pénétré dans la bijouterie ; le premier s'est\nrendu dans l'arrière-boutique, afin d'immobiliser le bijoutier et sa fille en les ligotant à\nl'aide d'attaches en plastique. Le bijoutier a toutefois pu prendre la fuite par l'arrière\nde l'immeuble et alerter la police. Durant ce temps, les deux autres comparses, munis\nde marteaux, ont brisé les vitrines et se sont emparés de quantité de bijoux et\nmontres. Tous trois ont ensuite quitté les lieux à bord d'une voiture immatriculée en\nFrance. Les investigations établiront par la suite que ladite voiture était conduite par\nun quatrième comparse. Les prévenus ont pris la fuite en direction de Bure et une\ncourse-poursuite s'est engagée avec la police locale. Durant celle-ci, les prévenus\nont notamment forcé les barrières du passage à niveau de Buix, puis leur véhicule a\nété abandonné au milieu des vignes de Buix. Un premier individu a été retrouvé peu\nde temps après dans la forêt ; deux de ses comparses ont été interceptés quelques\nminutes plus tard, cachés sous des feuilles mortes et, finalement, le quatrième\nindividu a été arrêté en fin d'après-midi, alors qu'il demandait de l'aide à un villageois\npour passer la frontière.\n\nC.2.1 D. a porté plainte pour brigandage, menace, séquestration et enlèvement le 15 février\n2011 (E.64). Il s'est porté partie plaignante, demandeur au pénal et au civil (E.65).\n\nEntendu par la police à la même date (E.60ss), il a expliqué être arrivé à la bijouterie\nvers 8h00. Il travaillait avec sa fille à l'arrière-boutique lorsqu'un individu est entré\nrapidement. D. a pensé dans un premier temps que c'était un ami qui venait boire un\ncafé, mais s'est rapidement rendu compte que tel n'était pas le cas. En entrant, cette\npersonne tenait un pistolet dans la main droite pointé dans leur direction, sans\ntoutefois les braquer. D. s'est levé et a poussé l'intrus, par réflexe. Celui-ci lui a alors\nmis l'arme sous la gorge, à hauteur de l'aorte. L'arme semblait réelle. Sa fille lui criait\nde ne rien faire. Il a ensuite vu sur l'écran de surveillance que deux autres personnes\nétaient entrées dans la bijouterie et cassaient les vitrines. Il s'est dit à ce moment-là\nqu'il ne pouvait rien faire. Le prévenu a ensuite attaché les mains de D. dans son dos\nà l'aide d'attaches, puis a attaché celles de sa fille. En anglais, le prévenu leur a\ndemandé où se trouvaient les disques durs de la vidéo. Le prévenu était plutôt du\ngenre \"gentleman\" que \"gangster\" ; il n'était pas nerveux, comme \"s'il venait acheter\ndu pain\". Ayant pu se libérer les mains et profitant d'être hors de vue du prévenu, D.\na pris la fuite par l'arrière du magasin et a donné l'alerte. En revenant vers la bijouterie,\nil a constaté que le véhicule des prévenus était parqué en double file à l'angle de\nl'opticien H. D. n'a pas pu dire si le moteur tournait ou non. Les prévenus sont montés\ndans la voiture et sont partis en descendant la rue Z.2. D. est ensuite retourné au\nmagasin pour prendre des nouvelles de sa fille qui avait pu se réfugier à l'étage, chez\nses grands-parents.\n6\n\n"}