Ce n'est que si l'appréciation des preuves se solde par un doute sérieux et irréductible que le juge doit appliquer le principe in dubio pro reo et trancher le point de fait dans le sens favorable à l'accusé (CORBOZ, In dubio pro reo, in: Revue de la Société des juristes bernois, Berne 1993, p. 403 s.). Enfin, des doutes simplement abstraits et théoriques ne suffisent pas à exclure une condamnation, car de tels doutes sont toujours possibles et une certitude absolue ne peut pas être exigée. Il doit s'agir de doutes importants et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent au vu de la situation objective (ATF 124 IV 87 consid. 2a).