Le prévenu a certes déclaré aux débats, le 22 février 2011, qu'il n'avait jamais pensé à tuer sa fille, B. La Cour n'a cependant pas apprécié cette déclaration comme étant sincère. Si elle l'était réellement, on peinerait alors à comprendre les motifs pour lesquels le prévenu insiste sur les déclarations de ses amis qui lui demandent pourquoi il ne tue pas sa fille, sur le fait que la communauté kosovare veut l'aider mais avec l'obligation de "punir" sa fille ou encore sur le fait que la tradition n'est pas la même que "chez nous". 82