La plaignante a dû suivre une psychothérapie durant plusieurs années (consid. J.5). Elle a durement ressenti la perte de sa virginité, compte tenu de sa culture musulmane. L'atteinte subie a duré des années et elle ne paraît pas totalement guérie. Le dévoilement consécutif aux infractions commises a eu, en outre, des répercussions sociales considérables; la procédure a perturbé B. dans son cursus scolaire (S.116) et, surtout, elle a été isolée socialement en institution durant toute son adolescence dès l'âge de 15 ans à 18 ans.