Le simple ordre de garder le silence constitue un facteur traumatisant classique de l'abus sexuel. Par ailleurs, les auteurs n'ont la plupart du temps même pas besoin d'obliger expressément les enfants à garder le silence; en effet, des raisons aussi variées que le sentiment de honte et de culpabilité ou une dépendance affective les incitent spontanément à ne rien raconter de l'abus à des tiers (ATF 124 IV 154 = JdT 2000 IV 134). 12.3.3 Le Tribunal fédéral a encore précisé la notion de violence structurelle instrumentalisée dans l'arrêt 131 IV 107.