Cette conclusion s'impose d'autant plus, en l'espèce, qu'il ressort très clairement du rapport de la Dresse M8 que celle-ci s'est basée essentiellement, sinon exclusivement, sur les propos rapportés par le prévenu et son épouse. Elle ne s'est pas prononcée en toute connaissance de cause de l'ensemble du dossier, à l'instar d'un expert psychiatre. D'autre part, ce rapport a été établi à la suite de trois séances seulement dans le cadre d'un suivi qui vient de débuter, le 3 février 2011.