établi par le médecin traitant du prévenu, qualité qui suppose une relation de confiance entre ce dernier et son patient, circonstance dont le juge doit tenir compte. Selon l'expérience, le médecin traitant est en effet généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (not. ATF 125 V 351consid. 3a). Cette conclusion s'impose d'autant plus, en l'espèce, qu'il ressort très clairement du rapport de la Dresse M8 que celle-ci s'est basée essentiellement, sinon exclusivement, sur les propos rapportés par le prévenu et son épouse.