D'une part, lors de son premier dévoilement, elle n'a reçu aucun soutien, en particulier de sa mère, et s'est rétractée sur pression de cette dernière; il est significatif de constater sur ce point que c'est en effet la mère de la plaignante qui téléphone au prévenu durant l'audition de ce dernier par la police, le 18 mars 2002, pour dire que sa fille s'est rétractée (cf. mention à p. 4 du p-v d'audition du prévenu du 18.3.2002, dossier édité MP 1404/2002). Par ailleurs, la plaignante ignorait l'existence d'institution telle que celle de l'Institut. Enfin, elle se souciait des conséquences du dévoilement pour sa mère et ses frères.