D'une part, A. se contredit de manière évidente à ce propos. Alors qu'il argumente que sa fille désirait plus de liberté, il a déclaré : elle "avait tout … [elle] était dix fois plus libre que sa cousine" (S.118). D'autre part, elle n'avait pas 11 ans au moment du dépôt de la plainte en 2002. Or aucun élément au dossier ne permet de supposer que la plaignante avait, à cet âge déjà, des envies de sorties ou de liberté s'imposant à elle avec une telle intensité qu'elle aurait dénoncé faussement son père d'avoir commis des actes d'ordre sexuel à son préjudice dans le but d'obtenir sa liberté.