{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2010-28_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2010_28_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2010_28", "Checksum": "bac717ba4ac663b944ab9b17d046d09d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2010 28"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Actes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:23", "Checksum": "c01039e6887ccbfac99157bd0efb757a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28\nRegeste:\nActes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels\n\nJ.4 Lors de son audition (S.121ss), D2 a expliqué avoir reçu le mandat de curatelle\néducative de B. ainsi que le suivi de son placement. Son rôle de coordinateur n'a pas\nété simple, car il y a eu de très fortes pressions de la famille. Il a tenté dès le départ\nde maintenir les liens entre B. et sa mère, respectivement ses frères. Or, le peu de\ncontact autorisé était utilisé pour faire pression sur elle en rapport avec la procédure.\nQuant au père, il a tenté quelque fois de prendre contact avec sa fille, comme\ns'approcher de l'Institut ou envoyer des SMS, ou alors par le biais de la mère. B. a dû\nêtre hospitalisée en raison de fortes crises d'angoisse et elle allait très mal. Le\nplacement à l'Institut est facturé à raison de Fr 100.- par semaine aux parents ainsi\nque les frais accessoires. Dans son rapport de fin de mandat, il a expliqué se faire du\nsouci pour la sécurité de B. suite au procès. Ses soucis sont toujours présents, car\nbeaucoup de choses ont été écrites et dites par les parents. L'autorité tutélaire n'est\npas intervenue pour changer les heures de sortie de B. le week-end. Il a dû organiser\nun entretien de réseau, car le père prétendait à tort avoir vu sa fille à une heure tardive\ndans une discothèque. B. n'a jamais eu de mal à accepter les limites et elle n'a jamais\ndû être recadrée. Seul le placement en lui-même était difficile à accepter pour elle.\n\nJ.5 Le Tribunal correctionnel a également entendu la Dresse M6 (S.123). Elle a expliqué\nque B. avait engagé une psychothérapie début 2007. Celle-ci a été suivie\nrégulièrement en 2007 et 2008, un peu moins en 2009. Elle n'a plus vu B. depuis le\n9 mars 2010. Le travail avait été jugé nécessaire en raison de la demande de l'Institut\nainsi que de la volonté de B. de venir lui parler. Cette dernière semble bien aller\nlorsqu'on la rencontre pour la première fois. Or, un certain nombre de signes montrent\nqu'elle manque de confiance en soi et qu'elle a de la peine à entrer en relation. Il y a\ncette souffrance psychique. En outre, la Dresse a expliqué que son diagnostic s'est\nbasé sur la question de savoir pourquoi le travail a été fait, ainsi que sur les\ndéclarations de B. et de son entourage. Une relation thérapeutique permet d'aller\n41\n\ndans une souffrance plus profonde qui est ensuite expliquée par des hypothèses. Son\ndiagnostic est une hypothèse. Elle n'a aucune raison de mettre en doute ce que B. lui\na dit. Cette dernière n'a jamais varié dans ses déclarations. Cette absence de\nvariation s'explique par les doutes qu'elle a vis-à-vis d'elle-même. De tels doutes ne\nsont pas jouables lorsqu'un vrai travail psychique a été effectué. B. n'a jamais faibli\nsur le fait qu'elle était une victime. De plus, elle a de la peine à parler de façon plus\napprofondie des faits. C'est la raison pour laquelle B. a interrompu sa thérapie à\nl'approche du jugement. La Dresse a rappelé qu'elle n'est toutefois pas une experte\nen crédibilité. Les doutes que peut avoir un tribunal ne sont pas utiles dans son travail\navec la patiente. B. a été abusée dans le sens où elle a perdu les repères habituels\nde la famille et des proches. Cette perte de repères explique pourquoi elle a eu du\nmal à se structurer pendant l'adolescence. Selon elle, B. ne peut pas se permettre de\ndouter sur des faits. Elle est la victime de quelque chose et elle est coincée dans\nquelque chose de rigide.\n\n"}