{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2010-28_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2010_28_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2010_28", "Checksum": "bac717ba4ac663b944ab9b17d046d09d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2010 28"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Actes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:23", "Checksum": "c01039e6887ccbfac99157bd0efb757a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28\nRegeste:\nActes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels\n\nJ.3 D7 (S.107ss) a expliqué que lors des deux dernières années, elle était l'éducatrice de\nréférence de B. Lorsqu'elle a commencé à la suivre au cours de sa 16e année, B. était\nbien. Son comportement était très agréable et elle avait le contact facile. En revanche,\nelle devenait très tendue et très stressée lorsqu'il se passait quelque chose dans sa\n39\n\nvie, en particulier lorsqu'elle recevait des informations liées à l'affaire. Au début du\nplacement, elle faisait beaucoup de crises d'angoisse. Ces crises duraient environ\nune demi-heure. Elle a même dû faire un séjour à l'UHPA et elle devait prendre des\nmédicaments. Le plus difficile était le comportement de sa mère, qui lui a fait\nbeaucoup de pressions pour qu'elle rencontre son père. Par exemple, sa mère l'a\nappelée un jour pour lui dire que son père était tombé au travail, mais elle ne lui a\nensuite plus donné de nouvelles sur son état de santé. C'était toujours la mère et non\nle père qui faisaient des tentatives pour reprendre le contact. Lors de la Coupe Philips,\nB. a aperçu son père. Cela a été difficile pour elle, même si celui-ci ne faisait pas de\npressions directes. A chaque tentative, le curateur en était informé. Le mandat de\ncuratelle a dû être étendu, afin que le curateur puisse prendre toutes les mesures\nnécessaires.\n\nB. ne lui a jamais vraiment confié ce qui lui était arrivé. De son côté, elle n'a pas voulu\nêtre intrusive. En revanche, elle a assisté à l'entretien avec le Dr M5. Celui-ci était\nrespectueux et allait lentement. Il n'est pas entré directement en matière sur les faits;\nil a demandé à B. de ne pas revenir sur les faits, mais de s'en tenir aux vidéos pour\nles faits. B. avait très peur, car elle craignait qu'il y ait du public comme lors de la\npremière audition. L'entretien a duré 4 à 5 heures, c'était long. Le Dr M5 n'a pas posé\nde questions précises sur les faits sexuels. Il n'a pas creusé les circonstances, mais\nplutôt son comportement en cherchant le traumatisme.\n\nQuand B. est stressée, elle devient complètement déstructurée. Dans ces momentslà, elle se fait du tort et ne sait plus comment se comporter. Cela correspond au\ncomportement d'une victime. Cependant, B. est une personne ayant des ressources.\nElle est forte et a ce côté de résilience. Ces derniers mois, toutefois, elle est\ncomplètement submergée et elle n'arrive plus à construire son avenir. B. a dû\nrepousser ses examens, car elle n'arrivait plus à travailler en raison de la pression et\ndu procès qui arrivait. En outre, elle n'est pas venue à leur dernier rendez-vous et elle\nne va plus voir sa psychiatre. C'est autodestructeur, car elle se coupe du monde et\ns'isole, parce qu'elle n'a plus envie de parler de cette histoire. Lorsque B. doit parler\nde choses difficiles, elle a tendance à sourire et ironiser, alors qu'au fond d'elle cela\nla touche beaucoup et elle désespère. Ce comportement de défense peut être mal\ncompris pour quelqu'un qui ne connaît pas B., car dans les mêmes circonstances\ncertaines personnes pourraient pleurer. B. a une certaine pudeur à montrer sa\nfragilité. Elle n'a jamais affabulé, même pour des petites choses. C'est une personne\ntrès droite et très correcte. Elle était toujours à l'heure. Le seul reproche que la témoin\npeut faire à B., c'est de ne pas lui avoir dit qu'elle fumait en cachette.\n\nElle croit que c'est la LAVI qui payait le placement de B. à l'Institut, mais elle n'en est\npas sûre. S'agissant de la lettre du 14 mars 2006 que B. a écrit à ses parents, ce\nn'était pas spontané. Sa mère lui avait demandé qu'elle remercie son père qui a payé\nses cours de piano jusqu'à ses 16 ans.\n40\n\nB. vivait assez mal d'être exclue de sa famille et de ne plus avoir de contact avec ses\nfrères. Au début de son placement, elle avait plus de contact avec E2, mais\nmaintenant elle voit plus souvent E1. De manière générale, ça lui faisait plaisir de les\nvoir.\n\nElle a observé qu'il était difficile pour B. de ne pas pouvoir fermer sa chambre à clef\npour dormir à l'Institut. Cela lui a été refusé, malgré sa demande dans ce sens. Elle\nne sait pas si les insomnies de B. avaient un lien.\n\nConcernant les sorties de B. et son profil Facebook, la témoin sait juste que B. avait\nprévu de travailler à un bar au festival \"L2 les rues\". Toutefois, ses amis considèrent\nqu'elle a disparu de la circulation. A l'Institut, les règles sont assez strictes. Les jeunes\npeuvent rentrer plus tard à partir de 18 ans, car une clef leur est donnée. B. n'a pas\npu en bénéficier, car elle est partie à 18 ans. Par conséquent, elle n'est rentrée que\ntrès rarement tard et uniquement avec l'accord du curateur. Elle devait donc être\nrentrée avant 23h45. Sur la dernière année, elle a peut-être eu une dérogation toutes\nles six semaines. B. s'est toujours conformée aux règles.\n\n"}