{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2010-28_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2010_28_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2010_28", "Checksum": "bac717ba4ac663b944ab9b17d046d09d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2010 28"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Actes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:23", "Checksum": "c01039e6887ccbfac99157bd0efb757a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28\nRegeste:\nActes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels\n\nLorsque B. est partie de la maison, jamais ils ne lui ont demandé de retirer sa plainte.\nLui et sa femme lui ont simplement demandé de dire la vérité, car c'était une\ncatastrophe pour la famille. Selon lui, elle répète sa version comme une poésie. B. a\nvu que dans une famille albanaise, les enfants sont moins libres que les enfants\nsuisses. En comparaison, ses amies pouvaient sortir jusqu'à 3-4 heures du matin à\n14 ans. Elle l'a accusé pour avoir une vie plus libre. Elle n'y a rien gagné. B. avait tout,\nnotamment l'ordinateur et la télévision dans sa chambre. Elle était dix fois plus libre\nque sa cousine.\n\nLe 29 mai 2005, il a expliqué à E1 qu'il ne fallait pas croire en bloc ce que disait sa\nsœur, mais \"qu'il fallait prendre la vérité que je disais moi\". Il a compris. Il n'a \"pas fait\nbeaucoup de pression\". Ce jour-là, il a également demandé à son beau-frère de venir\nà la maison pour calmer B. Très proche de cette dernière, sa cousine est venue et l'a\ntotalement calmée. B. est ensuite venue s'excuser et lui a souhaité une bonne nuit.\nLe lendemain, il a préparé les cafés et sa fille a pris le bus pour L2.\n\nIl n'a jamais trompé sa femme en 25 ans de mariage, même lorsqu'elle se trouvait à\nl'hôpital. Jusqu'à 2006, tout allait bien. Il n'avait jamais eu de problème au niveau\nsexuel, mais désormais sa femme est tombée en dépression. Il ne dort plus avec elle\ndepuis un an et demi et, pourtant, il n'est pas allé voir ailleurs. Lorsqu'elle rentrait de\nl'hôpital, elle n'était pas en forme, mais il ne remarquait pas de différence. Entre 2002\net 2005, sa femme était toujours pareille. Même lorsque B. a quitté la maison, elle n'a\npas été fâchée contre elle.\n\nConcernant la plainte déposée en 2002, B. avait dit à la police qu'un homme en\nvélomoteur \"lui avait mis le doigt\". Ne sachant pas comment réagir, il ne l'avait pas\nemmenée chez le médecin. Selon lui, B. l'a accusé pour lui montrer ce qui s'était\npassé avec le vélomotoriste.\n\nAprès les accusations de 2002, il a parlé plusieurs fois avec sa fille, mais elle ne l'a\npas écouté. Depuis qu'elle est jeune, elle parle trop. Elle est très intelligente pour\nparler avec les gens. La seule erreur qu'il a faite a été de ne pas l'avoir emmenée voir\nun spécialiste. Choqué, il n'en a pas eu envie, car B. avait retiré tout de suite ses\n38\n\naccusations de 2002. Il s'est dit que la pression l'avait fait craquer. Ensuite, la vie\nnormale a repris son cours.\n\nPar ailleurs, il n'a jamais remarqué que sa fille faisait des crises d'angoisse, malgré\nle fait qu'il était toujours présent lors des dîners. Il n'a pas non plus remarqué qu'elle\navait peur du noir. En 4 ans, il estime n'être allé que 4 fois dans sa chambre. C'était\npour allumer la télévision ou l'ordinateur. Lorsqu'elle s'enfermait dans sa chambre, il\nétait sûr que c'était pour regarder du sexe sur internet ou sur RTL9. Il a tiré le câble\nà deux reprises, mais ne l'a jamais surprise. Le 90% du temps, elle ne fermait pas la\nporte à clef. Elle fermait lorsqu'elle préparait ses examens ou pour dormir la nuit, mais\npas à cause de lui. B. disait que c'était pour dormir tranquille, car dormir avec la porte\nouverte lui faisait peur. Même E2 ferme désormais la porte la clef. Sa femme le fait\nparfois également. En outre, il n'a jamais remarqué que sa fille l'évitait. C'est possible\nque sa fille lui laissait le carnet sur le bureau afin qu'il le contrôle, car il lui arrivait de\nrentrer tard le soir. A. mesure 1m80-1m82. Il dort toujours avec un slip et une liquette.\nLa chaise de son bureau était pivotante et avait des accoudoirs assez hauts.\n\nIl a toujours été un peu plus proche de ses fils que de B. Les enfants sont souvent\njaloux. Mais lorsqu'il faisait quelque chose, c'était toujours pour les trois. Il n'a jamais\nété plus sévère avec B. qu'avec ses fils. Il l'a critiquée lorsqu'il l'a surprise en train de\nfumer. Selon lui, elle n'est pas partie parce qu'il était trop sévère.\n\nS'agissant des vacances en Espagne, ils ne mangeaient pas à midi, mais vers\n9-10h. Ensuite, en milieu d'après-midi, il leur arrivait d'aller acheter un hamburger ou\nmanger quelque chose à l'appartement. B. pouvait donc aller se chercher un\nsandwich. Selon ses souvenirs, la porte ne se fermait pas automatiquement et était\ntoujours ouverte. En Espagne, il est arrivé que ses fils arrivent lorsqu'il était dans\nl'appartement avec B.\n\nEnfin, il a expliqué ne jamais avoir envoyé de SMS à sa fille. De plus, il trouve\ndommage que B. n'aille plus chez la Dresse M6. Il reçoit régulièrement des factures\nde Fr 200.- et il lui a déjà versé au moins Fr 10'000.-.\n\nJ.2.1 Le mandataire d'A. a déposé diverses pièces justificatives (S.90ss), notamment une\nlettre du 14 mars 2006 de B. dans laquelle elle remerciait ses parents pour les cours\nde piano qu'ils lui avaient offerts, des copies du profil Facebook de B. ainsi qu'un\ncertificat médical du Dr M1 du 8 août 2006 attestant qu'A. présente des troubles\ndigestifs, neurologiques et de l'humeur, au point de perturber ses activités\nquotidiennes et ses nuits, depuis son incarcération, alors que jusqu'aux événements\nfamiliaux et judiciaires de ces derniers mois, il était en bonne santé habituelle.\n\n"}