{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2010-28_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2010_28_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2010_28", "Checksum": "bac717ba4ac663b944ab9b17d046d09d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2010 28"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Actes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:23", "Checksum": "c01039e6887ccbfac99157bd0efb757a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28\nRegeste:\nActes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels\n\nLorsque sa mère piquait des crises, il valait mieux s'éloigner; les voisins avaient déjà\nvu des téléphones \"voler\" par la fenêtre. Il lui était déjà arrivé d'être violente avec elle.\nUn jour où la machine à café n'était pas bien branchée, sa mère a cru qu'elle l'avait\ncassée et lui a \"râpé\" dessus, tant physiquement que verbalement. Ses frères avaient\ndû intervenir. Sa mère était plus violente avec elle qu'avec ses frères, car les filles ont\nun devoir particulier envers leur mère; elle devait rester près d'elle pendant ses crises.\nLe 30 mai 2005, sa mère est devenue hystérique; avec C4, elles ont dû appeler la\npolice. Etant donné que sa mère a choisi le parti de son père, elle a peur de sa\nréaction consécutive au jugement. Sa mère n'a jamais travaillé et a peur de perdre\ntout confort; c'est la raison pour laquelle elle pense qu'elle soutient son père. Elle en\nveut également à son père pour ce qu'il a fait subir à sa mère. Il a tout démoli sur son\npassage. C'était un \"enfoiré\" avec sa mère, il l'a détruite. Si cela n'avait pas été le\ncas, les choses auraient sûrement été différentes. A titre d'exemple, lorsque sa mère\nest arrivée en Suisse, elle ne savait pas cuisiner \"à la Suisse\". Son père voulait quant\nà lui vivre comme un Suisse, alors il jetait par terre la nourriture qu'elle préparait en\nréclamant un plat suisse. Il empêchait également sa belle-famille de venir à la maison.\n36\n\nUn jour, il a même frappé sa mère, devant ses frères et son oncle. Ce dernier ne\nvoulait plus venir chez eux, car le prévenu rabaissait son épouse.\n\nIl y a deux semaines, elle a croisé son père à la finale des SRD. Il se trouvait à environ\n10m d'elle. Elle a voulu partir, mais ses amis se sont mis autour d'elle et l'ont\nconvaincue de tout de même rester.\n\nEnfin, elle a précisé avoir renoncé aux examens cette année, car elle a voulu faire\nson travail de diplôme sur l'inceste, afin de mieux comprendre la procédure.\nCependant, elle s'est noyée dans le sujet. Les examens étant la semaine passée, elle\nne se voyait pas y aller. Elle avait besoin de faire le vide et de préparer le procès. A\nchaque fois qu'elle sortait du bureau de Me Kuthy, elle se sentait mal.\n\nJ.2 Lors de son interpellation, A. a confirmé ses précédentes déclarations (S.117ss). Il a\nexpliqué ne pas avoir compris sa dénonciation, qui l'a choqué et rendu dépressif. Les\n29 jours de détention préventive représentent 10 ans pour lui. Il ne comprend pas ce\nqu'il a fait pour mériter ça. A sa sortie de prison, il a recommencé à travailler et a\nquitté le FC L1. Il a essayé de contacter sa fille ainsi que D2, ce dernier lui ayant dit\navoir pour rôle de rapprocher la famille. B. est sa fille pour la vie et il voulait lui parler\ndans les yeux. Toutefois, il n'a jamais essayé de la contacter directement. Il a dû\nprendre du \"Lexotamil\" dès qu'il est rentré à la maison. Sa femme était déjà en\ndépression depuis 5-6 ans et l'est toujours. Elle \"fait une vie pas possible\". Ses deux\nfils ont ensuite manqué l'école. Une année après, il a dû mettre son entreprise en\nfaillite en raison de factures impayées. Désormais, il est en raison individuelle et a du\ntravail pour au moins dix employés. Depuis 5 mois, il a dû reprendre des\nmédicaments.\n\nS'agissant de sa fille, il a toujours tout payé pour elle depuis qu'elle est partie de la\nmaison. Il n'arrive pas à enlever de son cœur que B. est sa fille. Il souhaiterait lui dire\nqu'elle restera sa fille pour la vie. Ce qu'elle a raconté était la seule solution qu'elle a\ntrouvée pour quitter la maison. Il n'a jamais écrit qu'elle ne serait plus sa fille s'il restait\nen prison; il y a peut-être eu des problèmes de traduction. Les vacances en Croatie\nont effectivement eu lieu, car à ce moment-là, elles étaient déjà réservées et la famille\nétait fâchée et déçue.\n\nLorsqu'il a été entendu par la police, il était laconique. Il venait de la prison et était\ntriste. Il n'a rien fait avec sa fille et il venait de passer une nuit à L6 dans une chambre\nde 2m2. Il n'a pas dormi et n'était pas en état de s'expliquer le lendemain. En 2002, il\na été plus loquace, car il venait directement de la maison. Quand la police lui a appris\nles accusations de sa fille en 2005, il a pensé que c'était une bêtise que B. faisait\ncontre lui. Il s'est dit que la cause de ce mensonge était peut-être le fait que quelqu'un\nd'autre l'avait violée, par exemple, C2; certaines personnes avaient en effet rapporté\nqu'elle avait couché avec lui à L13. Sa femme le lui a dit lorsqu'il est sorti de prison.\nIl en a parlé au juge d'instruction pour trouver une explication. S'il a déclaré que B.\n37\n\nétait jalouse, c'est parce qu'elle savait que ses parents la tuerait s'ils l'apprenaient.\nElle désirait avoir une vie aussi libre que celle d'un adulte.\n\nDepuis que B. était en 7e année, il ne la trouvait plus. A plusieurs reprises, il a dû aller\nla chercher, notamment au manège de L5. Il lui a toujours dit de faire attention. Le 29\nmai 2005, il a dû attendre une heure. Il lui alors dit que s'il la trouvait encore avec un\ncopain, il allait lui couper la tête. Sinon, il n'a jamais été violent et a toujours essayé\nde discuter. Si elle n'était pas partie ce jour-là, cela aurait été plus tard, car elle avait\ntout préparé. Tout le mois de mai, cela a été l'horreur. Elle n'a pas mangé une seule\nfois à la maison et il devait tout le temps aller la chercher.\n\n"}