{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2010-28_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2010_28_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2010_28", "Checksum": "bac717ba4ac663b944ab9b17d046d09d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2010 28"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Actes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:23", "Checksum": "c01039e6887ccbfac99157bd0efb757a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28\nRegeste:\nActes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels\n\nEn 2002, elle n'a parlé que d'un acte sexuel parce qu'à cette époque, elle n'avait que\n11 ans. C'était plus difficile d'en parler qu'en 2005. Elle ne savait pas mettre de mots\nsur les abus et était encore bloquée sur les événements. Ce qui s'était passé dans le\nbureau était si grave qu'elle n'a pas jugé utile de parler des attouchements. Elle ne\nse souvient pas si la chaise de bureau avait des accoudoirs. Si elle a mis cinq jours\navant d'en parler, c'est parce qu'il lui a fallu du temps pour réaliser et comprendre ce\nqui s'était vraiment passé. C'était différent de 2001 où ses parents étaient de son\ncôté. En outre, elle a eu l'impression qu'on ne la prenait pas au sérieux en 2002. A\nl'inverse, elle était moins traumatisée en 2005, car cette fois on la prenait au sérieux\net les faits étaient plus anciens. De plus en 2002, elle était très proche de sa mère et\navait déjà cette contrainte culturelle particulièrement forte chez les filles. Elle s'est dit\nqu'elle ne pourrait plus se marier vu qu'elle n'était plus vierge. C'est aussi la raison\npour laquelle elle a déclaré que la pénétration anale était moins grave, cette dernière\nne laissant pas de \"trace\", la perte de la virginité. Par ailleurs, elle est certaine que sa\nmère savait déjà ce qui se passait en 2002, car celle-ci avait dit à son oncle qu'elle\ndevait rester éveillée la nuit. Si elle a dit à l'experte M4 que sa mère l'avait menacée\nde se jeter sous le train avec elle si elle ne retirait pas sa plainte, c'est parce que ses\nquestions étaient beaucoup plus précises que celles de la police le 30 mai 2005. Ce\njour-là, elle ne se sentait pas bien. On lui a posé des questions toute la journée chez\nla médiatrice, chez le Dr M1, etc. Elle a cru sa mère par rapport à son éventuel\nsuicide, car elle en est tout à fait capable. Elle ne savait pas qu'il existait des\ninstitutions comme l'Institut. Elle est partie pour fuir, car elle n'en pouvait plus, et non\npas pour aller quelque part. Le déclic a été l'épisode de la piscine, au cours duquel\nson père s'est fâché après être allé la chercher. Il lui a dit qu'elle n'était rien, ce qu'elle\nn'a pas supporté.\n35\n\nConcernant les vacances en Espagne, les actes se sont passés à deux reprises, mais\npas le même jour. Elle ne sait plus à combien de jours d'intervalle cela s'est passé ;\nelle ne peut plus non plus situer durant les trois semaines de vacances à quelle\npériode ces actes se sont passés. A midi, chacun allait prendre ce qu'il voulait manger\nà l'appartement. Un jour, il l'a suivie. Pendant qu'elle faisait des sandwiches, il est\narrivé par derrière. D'abord face à la table, elle s'est retournée lorsqu'il est arrivé. Il a\neu de la peine à arriver à ses fins, car elle était assez repoussante et ne voulait pas.\nIls avaient les deux pieds à terre lors de l'acte; elle était penchée en arrière contre la\ntable. Etant donné qu'ils étaient les deux en maillot de bain, il n'y a pas eu grandchose à enlever. Elle savait qu'il était inutile de réagir, car il était plus grand qu'elle.\nDe plus, elle avait beau dire non, il n'en tenait pas compte. Elle était résignée et s'était\nhabituée. Elle a essayé de le repousser, de refuser, de lui dire d'arrêter, mais il\nrevenait tout le temps. Elle n'a jamais essayé la violence et n'a jamais pensé à crier,\ncar elle avait honte. La seconde fois s'est passée dans des circonstances analogues.\nElle savait qu'elle ne pourrait pas l'éviter. Après, elle ne s'est pas douchée et elle est\nallée directement à la plage. Afin d'éviter que les autres personnes ne se doutent de\nquelque chose, elle s'est dépêchée. Ensuite, elle s'est mise à l'écart, sur son linge.\nEn outre, elle a confirmé que son père avait essayé de la prendre par derrière. Il n'en\na pas eu le temps en raison de l'arrivée de ses frères. L'appartement se fermait de\nmanière automatique et ils avaient dû sonner pour entrer. Ce jour-là, elle a fait comme\nsi de rien n'était, bien qu'elle était contente de leur arrivée. Son père en a fait de même\net ses frères ne se sont doutés de rien. Les actes n'ont duré ni 5 min ni une heure.\nLorsque sa mère a reproché à son père de faire des heures aux toilettes, c'était une\nfaçon de parler. Son père n'a plus essayé ensuite, hormis des attouchements, car il\nétait facile de lui mettre la main aux fesses lorsqu'elle passait. Elle a attendu deux\nans avant d'en parler, car la première fois, elle n'avait pas été prise au sérieux et elle\nignorait qui allait l'écouter. Elle s'est tue et a commencé à faire des crises d'angoisse.\n\n"}