{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2010-28_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2010_28_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2010_28", "Checksum": "bac717ba4ac663b944ab9b17d046d09d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2010 28"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Actes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:23", "Checksum": "c01039e6887ccbfac99157bd0efb757a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28\nRegeste:\nActes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels\n\ncontinuer les cours de piano. Elle a toujours des contacts avec ses frères. En\nrevanche et afin d'éviter d'être harcelée, elle a coupé les ponts avec sa mère avant\nl'audience. A l'école de commerce, elle était en classe avec E2 et allait boire un verre\navec E1 tous les lundis. Elle peut parler avec eux comme des amis et leur demande\ncomment va leur mère. Lorsqu'elle est partie de la maison, ils la soutenaient. Elle ne\nsait toutefois pas si c'est encore le cas, car ils n'en ont plus jamais discuté. E1 travaille\navec son père. Etant donné que ce dernier suit la lignée du père, il est arrivé à E2 de\nse sentir un peu à l'écart. Quant à sa cousine, elle ne la voit plus. Récemment, ses\namis ont remarqué qu'elle s'était isolée. Elle se force à sortir, notamment à des\nanniversaires. L'une des dernières fois, ses amis ont dû la ramener, car elle était en\nlarmes d'avoir croisé son frère. Elle a travaillé comme bénévole pour le festival \"L2\nles rues\", car un de ses amis fait partie du comité. Après avoir rangé, elle est rentrée\nvers 3h00 du matin. Elle n'arrivait pas à dormir et a regardé un film; ensuite, elle a\nposté un commentaire sur Facebook à 7h00. Facebook est une occupation comme\nune autre. Même si elle ne sort pas, il lui arrive de ne pas dormir de la nuit. Elle avait\ndéjà ces problèmes de sommeil à la maison. Elle fermait la porte à clef et laissait la\ntélévision pour s'endormir. C'était très dur de ne pas pouvoir fermer la porte à clef à\nl'Institut, car c'était devenu un réflexe. Contre ses insomnies, elle a essayé\nl'homéopathie et des médicaments, mais cela n'a pas marché, car elle avait un tic qui\nconsistait à se relever pour vérifier que personne ne soit dans la pièce. Il y a trois\nsemaines, elle l'a refait pour la première fois depuis qu'elle n'est plus à l'Institut.\n\nB. a précisé que la dénonciation de 2001 n'était absolument pas liée aux\ndénonciations de 2002 et 2005.\n\nS'agissant de la famille C13-14-15, le père faisait du football avec son père. Elle ne\nvoit plus C14, qui était sa meilleure amie à l'école primaire. En Espagne, elles\nn'étaient pas tout le temps ensemble. Elle n'a pas pu se confier à C14, car elle pensait\nque si sa propre mère ne la croyait pas, alors personne ne la croirait. Il est arrivé que\nC14 dorme chez elle. Elle s'enfermait toujours à clef, même lorsqu'elle était seule. Il\nest vrai qu'elle avait une télévision dans sa chambre, cependant elle n'a jamais\nregardé de séries roses. Elle n'est pas étonné que C14 ait déclaré ce genre de choses\nsur elle, en particulier qu'elle regardait ses parents faire l'amour à travers le trou de\nla serrure. Son père était en effet passé voir les parents C13-14-15 la veille de\nl'audition de C14 devant le juge d'instruction. Cette dernière a sans doute été\ninfluencée sans le vouloir, n'ayant entendu qu'une seule version. Elle l'a croisée en\nallant à l'école et c'est C14 elle-même qui lui a parlé de sa prochaine audition devant\nle juge d'instruction.\n\nD'une manière générale, B. a expliqué être une personne souriante avec ses amis.\nLes sourires sont un moyen pour elle de se protéger. Il lui arrive cependant de\ncraquer. Elle ne se souvient pas de la crise, pendant la gymnastique, dont a fait\nmention C11. Ses crises d'angoisse ont commencé en 2004, soit 6 ou 7 mois avant\nqu'elle quitte le domicile familial. Elle en avait parlé à D5, mais ne se rappelle plus si\nelle en avait parlé au Dr M1. Elle n'avait pas consulté un autre spécialiste. Comme\n34\n\nelle l'a expliqué à l'experte M4, elle en voulait à son père, car il ne voyait pas les\nconséquences de ses actes, ainsi qu'à sa mère qui ne se rendait pas compte qu'elle\navait tiré un trait sur elle en le soutenant. Quant à l'entretien avec le Dr M5, il a été\nplus long que le premier, car il a duré environ 3h30-4h00.\n\nA propos de C2, elle était amoureuse de lui. Il n'y a jamais eu de rapports sexuels,\nhormis une masturbation. Entre 2002 et 2005, elle a eu un autre petit copain, C3.\nAvec lui, il ne s'est absolument rien passé; ils étaient de très bons amis.\n\nS'agissant des faits de 2002, pour éviter son père, elle faisait signer son carnet par\nsa mère ou le reprenait le lendemain matin. Lorsque cette dernière était à la\ngymnastique, elle s'enfermait à clef ou restait avec ses frères. Son père a cessé\npendant quelques temps après la plainte de 2002. Quand elle a vu qu'il revenait à la\ncharge, elle a pris des mesures pour l'éviter au maximum. Elle se souvient que sa\nchambre était grande. Un jour, les fenêtres étaient ouvertes et les rideaux fermés\ndevant. Les battants se sont coincés et elle a dû appeler son père pour l'aider. Celui-ci\ntrouvait toujours des prétextes, ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.\n\n"}