{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2010-28_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2010_28_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2010_28", "Checksum": "bac717ba4ac663b944ab9b17d046d09d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2010 28"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Actes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:23", "Checksum": "c01039e6887ccbfac99157bd0efb757a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28\nRegeste:\nActes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels\n\n Un jour et alors que sa mère était à la gymnastique, à 8h30, c'est allé \"beaucoup plus\nloin\". Elle est allée dire bonne nuit à son père qui jouait aux cartes sur l'ordinateur, sa\nchambre étant à côté du bureau. Elle était en pyjama. Il lui a demandé si elle voulait\njouer. Elle a refusé, car elle était fatiguée et avait l'école le lendemain : \"Ben là, il a\ndéconné quoi. Il me dit \"viens sur mes genoux pour jouer aux cartes\". Je dis non, et\naprès il a commencé à mettre ses mains où il fallait pas. Et puis voilà\". \"Après il est\nallé beaucoup plus loin, il a carrément passé à l'acte\". Après avoir enlevé son training,\nil lui a dit de se lever et a regardé ses notes : \"Je me suis levée et tout et puis il a\nbaissé son froc et tout, et puis il m'a dit de venir sur ses genoux : \"mais viens, et puis\ntu restes concentrée, tu joues\". Je savais pas tout ce qui se passait, je me posais des\nquestions et tout.\" Il lui a dit que ce n'était qu'un jeu. Elle a vite compris que ce n'était\npas le cas. En parlant de la pénétration anale et vaginale, elle déclare: \"Ca fait mal.\nCe soir là, il a fait les deux quoi (…). Moi je disais que ça fait mal et puis lui me disait\n\"mais non c'est qu'un jeu. Faut pas que t'aies peur\" (…) mais que tout le monde faisait\nça, (…) que les papas faisaient ça avec leur enfant. Et puis j'étais tellement crispée\n(…) Après c'était simple, le dimanche soir je laissais mon carnet sur le bureau, j'allais\ndans ma chambre, je le récupérais le matin quand il était parti au boulot. Comme ça\nau moins j'étais sûre qu'il pouvait rien arriver\". Ensuite, il lui a dit d'aller dans sa\nchambre et elle s'est enfermée à double tour. Le lendemain, elle était vraiment mal et\na expliqué la situation à son amie, à sa maîtresse, et enfin à la mère de son amie, qui\nlui a dit d'aller à la police.\n24\n\nS'agissant de sa rétractation, B. a expliqué que sa mère avait mal réagi à son retour\nà la maison; elle pleurait. Cette dernière l'a menacée de se mettre sous le train avec\nelle : \"J'ai flippé, je ne savais pas quoi faire. Si ma propre mère ne me croit pas, me\nrejette, tu fais quoi? (…) dans la rue ?\". Elle aurait agi différemment si elle avait su\nqu'il existait une institution ou un foyer.\n\nUn jour, elle a dû faire un devis à la place de son grand frère. A propos de son père,\nelle a expliqué : \"Il en profitait bien, et puis ma mère est arrivée, heureusement… Il\nessayait de me toucher, des choses comme ça\". Elle avait 10 ou 11 ans après la\nplainte. Alors qu'il l'emmenait à l'école, son père lui a dit : \"Faut pas le dire, c'est un\npetit jeu, c'est un secret\". A ce sujet, elle déclare : \"Moi j'étais outrée quoi, j'avais\nenvie de l'écraser sur place (…) Ca s'est calmé et puis ça a recommencé\".\n\nS'agissant des faits survenus lors des vacances en Espagne, B. a expliqué : \"On\nmangeait directement à la plage, c'était souvent moi qui faisait les sandwiches. J'étais\nallée les préparer à l'appartement\". Son père disait alors qu'il allait vite aux toilettes,\nmais ce n'était pas le cas. Sa mère lui a demandé pourquoi il faisait une heure lorsqu'il\nse rendait aux toilettes : \"J'espérais qu'elle a vu quelque chose. Je me disais \"pitié,\nfaites qu'elle ait compris; elle pourra m'aider à faire quelque chose\" (…). Faut pas\nrêver. Avec elle une lueur d'espoir ça crame tout de suite\". Une fois à l'appartement,\nil \"a essayé de m'approcher. Il en profitait encore plus vu qu'on était en maillot de\nbain. Pour lui c'était encore plus simple (…) Il y a de nouveau eu pénétration. Il faisait\nsemblant d'être là pour quelque chose puis il passait à l'attaque quoi (…) Il était venu\nvers moi, il me disait de baisser ma culotte. Il se grattait devant moi, je disais \"mais\noui, mais oui, continue quoi\". Et puis après il a réussi à obtenir ce qu'il voulait\". \"Avec\nses bras il était plus fort\". Ils étaient debout vers la cuisine : \"J'étais vers la table,\nappuyée contre la table : pourvu qu'il avait un trou pour foutre sa queue\". Elle lui a dit\n\"mais arrête voir, j'ai mal\". Il lui a répondu : \"Mais non, je suis sûr que t'aimes ça\". Elle\npoursuit : \"Il m'a tenu les bras. M'a baissé le maillot, il était en face, j'étais appuyée\ncontre la table. C'est arrivé deux fois (…). Il était heureux, il croyait que j'allais aimer\n(…) d'une manière égoïste\". Par la suite, elle n'a plus voulu s'occuper des sandwiches\net faisait attention de ne pas se retrouver seule avec lui. Elle passait par sa mère ou\npar le téléphone lorsqu'elle voulait communiquer avec lui.\n\nAprès sa fugue, B. a reproché à son père d'en être la cause. Son grand frère était\nprésent et ne comprenait pas. Il l'a prise dans un coin pour avoir des explications.\nSon père a paniqué et lui a dit : \"Ne la crois pas, elle dit n'importe quoi\". Ensuite, son\nfrère a proposé d'en parler en famille et elle lui a répondu : \"Pourquoi parler, qu'estce que ça change, ça va changer rien. Le père a pas voulu écouter sa fille qui disait\nstop, alors pourquoi écouter le frère?\". Son frère lui a alors conseillé d'oublier : \"Je\npeux pas oublier un truc inhumain. Il n'y a pas un mot pour ça\". Lorsque sa mère l'a\naccusée de se piquer, elle est allée faire des examens médicaux. Ensuite, sa mère a\naussi accusé le médecin de mentir.\n25\n\n"}