{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2010-28_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2010_28_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73a43d7914e7eb806a2eb2d37c320d3afe98afc12dec9272b8986121de00f6272104c394af00f517b100019756a0f350dd&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2010_28", "Checksum": "bac717ba4ac663b944ab9b17d046d09d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2010 28"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Actes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:23", "Checksum": "c01039e6887ccbfac99157bd0efb757a", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2010 28\nRegeste:\nActes d'ordre sexuel avec des enfants, contraintes sexuelles et viols | appels\n\nG.9 C15 a également été auditionnée le 7 juillet 2009 (E.46ss). Elle a expliqué connaître\nla famille par le biais du football. B. était une amie de sa fille et est venue à quelques\nreprises chez eux. Sa fille est aussi partie à Loèche-les-Bains avec la famille. Pour\nsa part, elle a mangé une fois chez les parents, qu'elle considère comme des\nconnaissances et non des amis. A. leur avait trouvé un appartement à 100m du sien\nen Espagne. La journée, tout le monde allait à la plage, mais elle préférait rester à\nl'appartement. La famille était également avec des amis albanais. Les deux familles\nont mangé deux ou trois fois ensemble le soir. Elle a situé ces vacances entre 2000\net 2002, car en 2003, elle était partie avec sa famille en Espagne, près de la frontière\nfrançaise et, en 2004, en Italie. Au cours de ces vacances en Espagne, elle n'a rien\nremarqué de particulier concernant B. et sa famille. A l'époque, elle la trouvait assez\nculottée. La famille avait pour caractéristique d'être assez directe dans ses questions.\nUn soir, elle a dit à son mari qu'elle avait envie de manger ailleurs qu'avec eux. Elle\nn'a pas vraiment parlé avec A2, car elles avaient du mal à se comprendre. Elle n'a\npas non plus parlé seule avec A. ou sa fille. Par ailleurs, elle n'a jamais été contactée\npar la famille concernant cette procédure. A. était venu chez elle annoncer à son mari\nqu'il avait un cancer. S'agissant des déclarations de sa fille, elle a précisé qu'A. avait\nplutôt discuté avec son mari. Elle ne se souvient pas s'il lui a demandé si leur fille\npouvait témoigner. Depuis cette affaire, elle n'a pas beaucoup revu la famille. Elle n'a\npas parlé à B. Enfin, elle a précisé que sa fille ne croyait pas B. Selon elle, c'est parce\nque sa fille n'a rien vu et B. ne lui a jamais fait de confidences. Si elle avait su ce qui\ns'était passé en Espagne, elle serait intervenue, mais elle n'a rien vu. Elle n'a pas\nremarqué qu'A. était plus sévère avec sa fille qu'avec ses fils. En outre, ce n'est pas\nun homme du genre à regarder les filles en dessous.\n19\n\nG.10 Entendue le 7 juillet 2009 par le juge d'instruction (E.49ss), D5 a expliqué être\nenseignante depuis 25 ans et médiatrice depuis 17 ans à l'école secondaire de L2.\nElle a eu B. en classe lorsqu'elle était enseignante. Elle a précisé ne jamais avoir eu\nde contact avec les parents, qu'elle ne fait que croiser au village. Lorsque B. est\nentrée en 7e année, elle a connu des problèmes à la gymnastique, notamment des\nmalaises et des coups de chaleur. Un jour, B. est tombée dans les pommes et elle l'a\namenée dans la salle d'accueil. C'est alors que B. lui a confié que sa mère était\ndépressive et qu'elle se faisait du souci pour elle. B. était très gentille et une très\nbonne élève. Suite aux propos tenus avec sa mère, plusieurs entretiens ont eu lieu\navec la médiatrice. Vers la fin de l'année, B. est venue avec une amie et la mère de\ncelle-ci. A cette occasion, elle a parlé des abus de son père, sans toutefois entrer\ndans les détails. Elle l'a alors immédiatement conduite chez le Dr M1. Après le 30 mai\n2005, B. n'est plus revenue à l'école à L2. Suite à cela, elle l'a revue quelques fois\nlors de quelques visites à l'Institut. Celle-ci lui a remis plusieurs lettres après le 30 mai\n2005 dont une à lire devant la classe, ce qui a été fait, sauf erreur, à la mi-juin 2005.\nEn habitant le même village, les gens parlent beaucoup dans le vide et c'est pénible.\nElle n'a pas parlé de ces histoires, à part un peu avec C4.\n\nG.10.1 Trois lettres écrites par B. ont été versées au dossier.\n\nLa première lettre est adressée à D5 (E.51). B. y explique la difficulté de la situation.\nL2 lui manque, mais elle est décidée à aller jusqu'au bout. Elle espère que ses\ncopines ont pu surmonter toutes ces histoires. Enfin, elle remercie longuement D5,\nqui est la seule personne adulte à l'avoir aidée avec C4.\n\nLa deuxième lettre, écrite depuis l'UHPA à L12, est également adressée à D5 (E.52).\nB. lui rappelle à quel point elle a eu de la chance de la connaître, notamment car elle\nlui a donné le soutien que sa mère n'a jamais su lui donner. Pendant les vacances\nd'été, elle a eu plusieurs crises et a dû être emmenée en ambulance ainsi qu'en\nhélicoptère à l'hôpital. Elle précise ne pas du tout regretter sa plainte. Même si c'est\nterriblement dur, elle est fière d'avoir accompli tout ce chemin. Elle remercie encore\nD5 et C4.\n\nLa dernière lettre est adressée à l'ancienne classe de B. (E.54). Cette dernière\nexplique en substance qu'elle n'apprécie pas vraiment le fait d'être à l'Institut. Il ressort\nsurtout de cette lettre qu'elle aimerait que les rumeurs sur son histoire cessent. Ayant\ndéjà du mal à se regarder dans un miroir, les choses qu'elle a entendues la blessent\nénormément, ainsi que ses frères. Enfin, elle explique avoir été abusée (violée) par\nson père à l'âge de 6 ans. Ayant enfin eu le courage de porter plainte, elle conseille\nà tous ceux qui ont vécu pareille mésaventure de ne pas attendre avant d'en parler.\n\n"}