Attendu qu'en l'occurrence, la juge civile a statué à titre superprovisoire en date du 20 avril 2017 ; elle a également fixé une audience le 12 juillet 2017 pour traiter des mesures protectrices de l'union conjugale, soit dans les 3 mois suivant son ordonnance, ce qui constitue manifestement un délai trop long, étant rappelé que les mesures superprovisionnelles sont censées avoir une durée très limitée et doivent être remplacées, à bref délai, par des mesures provisionnelles attaquables ;