Attendu qu'en l'occurrence, la juge civile a statué à titre superprovisoire en date du 27 février 2017 ; par ailleurs, elle a fixé une audience le 22 juin 2017 pour traiter des mesures protectrices de l'union conjugale, soit dans les 4 mois suivant son ordonnance, ce qui constitue manifestement un délai trop long ; Attendu que les mesures superprovisionnelles sont censées avoir une durée très limitée et doivent être remplacées, à bref délai, par des mesures provisionnelles attaquables ;