, lequel ne saurait être nié au motif que le coût de la vie sur le lieu de résidence de ce dernier en zone euro est inférieur à celui des travailleurs salariés résidant en Suisse dont le pouvoir d'achat serait moins élevé que celui de leurs collègues frontaliers si ceux-ci percevaient le même salaire en francs suisses. Il s'ensuit, a contrario, qu'on ne saurait retenir, comme le fait l'appelante, que les salariés résidant en Suisse seraient discriminés compte tenu d'un pouvoir d'achat prétendument plus faible. Enfin, la discrimination 18