6. Pour justifier sa pratique au cas où une discrimination serait retenue, l'appelante fait valoir que, sans le paiement des salaires suisses en euros pour ses collaborateurs frontaliers, ses comptes annuels pour 2012-2013 auraient été catastrophiques et que des licenciements auraient été rendus nécessaires. Grâce aux salaires en euros, elle a pu limiter ses pertes. Elle considère que dans le contexte d'un franc beaucoup trop fort depuis longtemps, cette mesure était pratiquement la seule permettant de garantir le maintien des emplois et la pérennité de l'entreprise.