nettement le contre-pied de l'argumentation développée par Stöckli, ces deux auteurs considèrent que le pouvoir d'achat différent en Suisse et à l'étranger que procure le même salaire ne peut servir de base de comparaison pour décider si une différence de traitement constitue ou non une discrimination, car le salaire représente la rémunération de la prestation de travail dans laquelle les conditions d'existence des travailleurs n'interviennent pas. De la sorte, les différences de salaires qui ne sont pas en rapport avec le travail tel qu'il est accompli sont discriminatoires.