L'appelante ne prétend pas, à juste titre, que la plupart des frontaliers qu'elle emploie sont de nationalité suisse. Il faut dès lors admettre, ce qui est au demeurant notoire, que le versement des salaires en euros aux travailleurs de l'appelante touche majoritairement des ressortissants d'autres Etats parties à l'Accord, en particulier des ressortissants français. La mesure litigieuse qui vise les travailleurs de l'appelante domiciliés dans la zone euro aboutit ainsi au même résultat que si elle avait été mise en œuvre directement en raison de leur nationalité.