La personne s'estimant victime d'une discrimination n'a pas à prouver qu'elle subit un désavantage en raison de sa nationalité ; il suffit que la mesure considérée comme indirectement discriminatoire risque d'affecter essentiellement ou dans leur grande majorité les ressortissants d'un autre Etat membre, sans qu'il soit nécessaire d'en rapporter la preuve par des références statistiques (EPINEY/BLASER, loc. cit.; BORGHI, n. 62 ad art. 2 ; BOILLET, op. cit., p. 111 ;