L'appelante considère que l'ALCP interdit certes la discrimination, mais pas la "différenciation". Sur ce terrain, elle invoque la surévaluation du franc suisse qui a permis aux employés résidant dans la zone euro de profiter d'une augmentation de leur pouvoir d'achat de plus de 10 %, de sorte qu'une différence de traitement se justifie pleinement par rapport aux salariés domiciliés en Suisse, qui, eux, seraient discriminés. D'après l'appelante, les travailleurs étrangers bénéficiant de la libre circulation ont droit à une rémunération comparable à celle octroyée aux travailleurs de nationalité suisse et non à une rémunération identique.