Le fait que la procédure pénale ait abouti à un classement est un élément à prendre en considération. Toutefois, ce fait ne permet pas, à lui seul, de constater de manière objective et concrète que l'appelante n'a pas eu la volonté de fonder une communauté conjugale. Il est à relever également, s'agissant de son non-retour au Kosovo, que l'appelante apparaît s'être bien intégrée en Suisse, qu'elle y travaille et qu'elle est indépendante. La situation est différente de celle qui prévaudrait en cas de retour au Kosovo, où elle devrait en effet reprendre ses études et trouver un nouvel emploi pour les financer.