D'une part, le demandeur doit prouver l'intention, c'est-à-dire la volonté d'au moins un des conjoints d'éluder les prescriptions sur l'admission et le séjour des étrangers et l'absence totale de volonté commune, même passagère ou ultérieure, de créer une véritable communauté conjugale. Le mariage ne saurait être annulé si les époux ont voulu la communauté conjugale, mais que celle-ci, après avoir effectivement été vécue pendant un certain temps, prend fin. D'autre part, un résultat doit avoir abouti, à savoir l'abus effectif et manifeste des prescriptions sur l'admission et le séjour des étrangers.