L'appelante allègue qu'elle jouissait d'une bonne situation familiale et personnelle au Kosovo. Pourtant, elle a décidé de venir s'établir en Suisse par amour pour l'intimé, après près de deux ans de relation amoureuse. Il n'est pas contesté que l'intimé avait la volonté de fonder une communauté conjugale. Elle relève qu'elle a déclaré, lors de l'audience du 18 décembre 2014, être prête à retourner aux côtés de son mari s'il lui donnait la garantie d'avoir un bon comportement à son égard, bien qu'elle avait peur de le contacter après avoir dû quitter le domicile conjugal.