Pour juger de l'existence de motifs sérieux au sens de l'article 115 CC, il s'agit de déterminer si le maintien du lien légal peut raisonnablement être exigé sur le plan affectif et psychique, autrement dit si la réaction émotionnelle et spirituelle qui pousse le conjoint demandeur à ressentir comme insupportable la perpétuation de ce lien jusqu'à l'échéance du délai de l'article 114 CC est objectivement compréhensible. Des réactions excessives, suscitées par une susceptibilité particulièrement vive, sont toutefois insuffisantes, de même que des dissensions inhérentes à tout divorce (DE