Attendu que la jurisprudence et la doctrine admettent que le devoir d'assistance entre époux comprend non seulement l'entretien au sens étroit, mais aussi la satisfaction de besoins non matériels, telle la protection juridique (provisio ad litem) ; une provisio ad litem est due à l'époux qui ne dispose pas lui-même des moyens suffisants pour assumer les frais du procès en divorce (DE LUZE/PAGE/STOUDMANN, Droit de la famille, Code annoté, Lausanne 2013, n. 2.4 et 2.5 ad. art. 163 CC ; HAUSHEER/REUSSER/GEISER, Berner Kommentar, n° 15 ad art. 163 CC ; ATF 103 Ia 99 consid. 4, TF 5A_778/2012 du 24 janvier 2013 consid. 6.1) ; 10