3.3.3 Par ailleurs, on peut émettre les plus sérieux doutes quant au prononcé de mesures provisionnelles par le tribunal du Kef saisi de la demande en divorce de l’intimé. Quand bien même le Code du statut personnel de la République tunisienne, évoqué tant dans la décision attaquée que par l’intimé, doit ordonner les mesures urgentes concernant notamment la pension alimentaire, force est de constater que rien n’indique qu’il l’a fait, alors que l’instance est pendante devant lui depuis la fin de l’année 2014, que deux audiences au moins ont déjà été tenues et qu’une telle mesure doit être ordonnée d’office.