Après l’introduction de la procédure de divorce en Tunisie, l’intimé est rentré en Suisse sans son épouse, en emmenant avec lui le permis B dont celle-ci est titulaire. L’appelante est revenue en Suisse le 22 janvier 2015 après avoir obtenu un visa de l’Ambassade suisse en Tunisie. Il ressort du dossier de première instance qu’à son arrivée, elle s’est rendue au domicile conjugal, accompagnée par la police jurassienne. L’intimé a alors refusé de la laisser entrer. Depuis lors, l’appelante vit à l’hôtel (p.-v. de l’audience du 27 mars 2015, p. 3-4).