Il s'ensuit qu'à l'instar d'une requête à fin d'assistance judiciaire gratuite une requête de provisio ad litem devrait être déposée dans le cadre d'une procédure pendante et non pas d'une procédure future ou parallèle. Le juge saisi de l'affaire au fond est en effet mieux à même de traiter une telle requête, d'en apprécier les chances de succès, de déterminer si une telle requête est éventuellement abusive, infondée ou dilatoire (cf. PICHONNAZ, Code civil I, Commentaire romand, n° 33 ad art. 163 CC), ainsi que d'estimer les frais prévisibles de la procédure dont il est saisi.