Au vu des différents avis exprimés ci-dessus, la Cour ne saurait considérer qu'une convention extrajudiciaire portant sur la vie séparée des époux et réglant les effets de celle-ci, tels que ceux prévus par l'article 176 CC, ne puisse être modifiée que pour vices de la volonté (art. 24 CO), ce quand bien même il s'agit d'une question laissée à la libre disposition des parties. Un tel raisonnement ferait fi de la protection de l'union conjugale voulue par le législateur.