En tout état de cause, les autorités algériennes ne pouvaient présumer une rupture de l'union conjugale au vu de la durée de séparation des parties. En effet, les parties vivaient séparées depuis cinq mois lors du prononcé du jugement. En Suisse, l'article 114 CCS prévoit un délai de deux ans de séparation afin de faire droit à une demande unilatérale de divorce. Or, on a vu que l'ordre public suisse ne tolère pas que la rupture du lien conjugal soit présumée après une séparation de six mois seulement.