Enfin, l’art. 260 CP doit être interprété de manière à assurer l’objectif de maintien de la paix publique (ATF 108 IV 33, consid. 4 = JdT 1983 IV 76 ; cf. ég. consid. 5.2). Dans la mesure où il n’y a eu aucune atteinte à la paix publique et que les prévenus sont de toute manière déjà condamnés pour violation de domicile, il ne subsiste aucun intérêt public à les condamner en sus pour émeute. Bien au contraire, une telle condamnation ne ferait que renforcer leur perte de confiance envers les autorités.