La preuve de la bonne foi est moins stricte si l’auteur souhaite sauvegarder ses intérêts légitimes. Tel est le cas par exemple de celui qui dépose plainte pénale en main de la police ou d’autres autorités d’instruction ou qui s’exprime en tant que partie au procès. Quant à l’auteur qui ne fait qu’alléguer des soupçons, il peut se borner à prouver qu’il avait des raisons suffisantes pour les tenir de bonne foi pour justifiés (PC CP, n° 38 ad art. 173 et les références citées). Dans le cas où la preuve de la bonne foi est admise, l’auteur de l’allégation est acquitté (PC CP, n° 38 ad art. 173 et les références citées).