La faute de la prévenue est relativement grave. Elle s’est jouée de la confiance de ses clients et ce, à de nombreuses reprises puisqu’elle a estimé avoir diagnostiqué le COVID-19 à environ 300 personnes (E.1.13). Les sommes qu’elle est parvenue à leur soutirer sont importantes, bien qu’elles n’aient pas pu être clairement définies dans la présente procédure. La prévenue a de plus agi sur une courte période avant d’être dénoncée aux autorités compétentes en matière de santé, respectivement au Ministère public, de sorte que sa volonté délictuelle est très prononcée.