La prévenue a agi avec conscience et volonté. On rappellera que la prévenue s’est tout d’abord formée comme infirmière et doit savoir qui est habilité à poser un diagnostic médical. Cette conclusion s’impose d’autant plus à la lecture des déclarations dans lesquelles la prévenue a tenté d’expliquer qu’elle pose des « pronostics potentiels » et non des diagnostics (E.1.12), laissant penser qu’elle se rend compte de l’illégalité de ses agissements.