3.4. Les faits qui sont reprochés à la prévenue ont eu lieu durant la pandémie mondiale de COVID-19, soit dès mars à juin 2020. Il est notoire qu’à cette époque, les connaissances scientifiques au sujet de ce virus étaient minces, que des informations parfois contradictoires étaient transmises à la population et que l’accès aux médecins était devenu quasiment impossible, ce qui a généré un climat de peur. A l’instar du Ministère public dans son réquisitoire, il sied de considérer que ce contexte a été décisif dans la présente procédure et que sans celui-ci, les autorités ne se seraient pas interrogées sur les pratiques de la prévenue.