En définitive, le plaignant ne saurait nier qu’il constituait encore, en novembre 2020, l’une des figures symboliques et médiatiques du camp des antiséparatistes, cela malgré le fait qu’il n’était plus formellement engagé en politique. Cela est d’autant plus vrai que la question jurassienne était particulièrement sensible, ses particularités et son historique dépassant largement les seuls membres d’autorités exécutives en poste en 2021. Le prévenu a d’ailleurs rappelé à l’audience qu’il était sans importance que le plaignant siège encore ou non au Conseil de ville de Moutier en 2020 : « C’était un adversaire politique.