Or, pour examiner la réalisation d’une éventuelle atteinte à l’honneur, il ne faut pas se fier à la perception que pourrait en avoir une personne non avertie ni à celle d’un spécialiste de la satire, mais à celle du cercle des lecteurs visés par la publication. En l’espèce, l’article litigieux ne doit donc pas être confondu, par exemple, à une affiche ou à un tract à teneur satirique, distribué au hasard, et dont le sens pourrait échapper au lecteur moyen.