Alertée par le bruit du moteur de la moto, elle aurait dû à nouveau examiner ses rétroviseurs central et latéral gauche juste avant d’obliquer, respectivement jeter un coup d’œil à son angle mort, ce qui lui aurait permis de constater que la moto était en train de la dépasser. Si tel avait été le cas, elle n’aurait pas tourné à gauche. De plus, la prévenue a indiqué, à l’audience du 22 septembre 2020, que c’était un endroit où « l’on dépasse volontiers » (dossier, p. 235). Dans ces conditions, elle aurait donc dû faire en sorte de savoir, à tout moment, où se situait la moto, cela avant de tourner. En omettant cette précaution, elle n’avait pas l’assurance d’avoir le temps de tourner.