{"Signatur": "JU_TC_001", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2020-09-22", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_001_TPI-2020-26_2020-09-22.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/TPI_2020_26_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73779cbdfb7777a916ff216b2a1678a192b7d3dbbf2609e0033ce19a57633c66dd4134c6ea6b6221e3aa38101232e16ae7&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73779cbdfb7777a916ff216b2a1678a192b7d3dbbf2609e0033ce19a57633c66dd4134c6ea6b6221e3aa38101232e16ae7&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=TPI_2020_26", "Checksum": "bd6a852ba4e9e2b3b1015f13ee4f4240"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["TPI 2020 26"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique 22.09.2020 TPI 2020 26"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique 22.09.2020 TPI 2020 26"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal Cantonal Juge unique 22.09.2020 TPI 2020 26"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal Cantonal Juge unique"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Violations graves des règles de la circulation, etc. | (ancien code MP)"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:39:16", "Checksum": "f143a0b12dd6724b4c4c2c3f073164b6", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Juge unique 22.09.2020 TPI 2020 26\nRegeste:\nViolations graves des règles de la circulation, etc. | (ancien code MP)\n\n TPI/26/2020 – Considérants du jugement rendu le 22 septembre 2020\n8\nl’angle mort, et que la moto se trouvait « derrière moi, à deux mètres peut-être » (dossier,\np. 234). Une fois encore, ces déclarations surprennent. A la question de savoir pour\nquelle raison elle avait regardé l’angle mort si elle voyait la moto dans le rétroviseur\ncentral, elle a répondu que « quand on tourne à cet endroit, on regarde partout, il y a\nparfois des cyclistes » (dossier, p. 235).\n\nDe plus, le fait qu’elle n’ait pas pensé que la moto voulait la dépasser interpelle puisque\nselon sa propre version, la moto se trouvait deux mètres derrière elle (dossier, p. 235).\nCela est d’autant plus surprenant que la prévenue, qui connaît bien les lieux puisqu’elle\npasse à cet endroit quatre fois par jour, lorsqu’elle rentre chez elle (dossier, p. 234), a\nadmis « qu’à cet endroit-là, on dépasse volontiers » (dossier, p. 235).\n\nAinsi, les déclarations de la prévenue à l’audience du 22 septembre 2020 interpellent.\nAu vu des différentes contradictions relevées ci-dessus, elles sont peu crédibles et\ndoivent être appréciées avec retenue. A l’inverse, ses premières déclarations, plus\nspontanées et plus proches des faits, paraissent crédibles.\n\n2.6. Pour sa part, le plaignant, conducteur de la moto, a expliqué devant la police qu’il avait\nvu une voiture prenant la même direction que lui : « Nous l’avons suivie jusqu’au virage\navant la première ligne droite après, je n’ai pas le souvenir, je suis sûr d’avoir mis mon\nclignotant, j’ai déboité sur la gauche et accéléré pour doubler la voiture. Sachant que\nj’avais une bonne visibilité. Je n’ai pas anticipé la manœuvre du véhicule qui était devant\nmoi pour la bonne raison que je n’ai pas vu de clignotant » (dossier, p. 14). Il a toutefois\nindiqué qu’il ne se souvenait pas de la collision et qu’il n’avait aucun souvenir de ce qu’il\ns’était passé là-bas, même s’il s’est par la suite rappelé du parcours, petit à petit, en\nrefaisant le trajet dans sa tête. En outre, il ne savait plus quelle voiture avait la prévenue.\n\nD’emblée, il peut être relevé que le plaignant n’a pas cherché à charger la prévenue,\nalors qu’il venait de subir un grave accident. Ses premières déclarations, spontanées et\nproches des faits, paraissent crédibles.\n\nDevant le Ministère public, le plaignant a indiqué qu’il connaissait la route car c’était la\n3ème fois qu’il passait par là cette année : « A la sortie du virage, la voiture semblait\naller tout droit, j’ai mis mon clignoteur et n’ayant pas de véhicule en face, j’ai entrepris le\ndépassement dudit véhicule » (dossier, p. 141). Il ne devait pas être à plus de 80 km/h\n(dossier, p. 142). A son sens, la prévenue les avait vus, car ils l’ont suivie sur 1.3 km à\n50 km/h : « Elle n’a pas pu ne pas voir mes phares dans les rétroviseurs. Il faisait très\nchaud, elle avait la fenêtre ouverte, elle entendait le bruit de la moto » (dossier, p. 141).\nIl a précisé que la prévenue n’avait pas indiqué son changement de direction, ni ralenti.\nSi elle a enclenché son clignoteur, c’était trop tard, au moment de tourner (dossier,\np. 142). De son côté, il n’accélérait ni ne freinait jamais brutalement, sa femme ayant\ndes problèmes de dos. Vu la manière dont la prévenue a terminé dans le talus, elle ne\ndevait pas être à 20 km/h. A son sens, elle a mal estimé la distance et elle a cru qu’elle\n\nTPI/26/2020 – Considérants du jugement rendu le 22 septembre 2020\n9\naurait le temps de tourner (dossier, p. 142). Il a précisé avoir le permis de moto depuis\n1982, avoir fait plus de 150'000 km en moto et n’avoir jamais eu d’accident.\n\n"}